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Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse

Route des Princes

MOD70 et Multi50 se sont élancés de Valence

8 trimarans et un Maxi80 sur le tour de l’Europe

dimanche 9 juin 2013Redaction SSS [Source RP]

Comme prévu, à 14 heures précises, le coup d’envoi de la première étape off-shore de la [Route des Princes-mot241] a été donné à Valence, ce dimanche. Les huit multicoques présents en Espagne ont profité d’une bonne brise de nord-ouest soufflant à une vingtaine de nœuds pour boucler le petit parcours côtier de neuf milles mouillé devant la plage de Malvarrosa avant de prendre le large.

Au nord, pour rejoindre la marque de passage obligatoire de Benicarlo distante de 60 milles pour les MOD70 et le Maxi80 et au sud, en route directe vers Lisbonne, pour les Multi50. Soit un total de 800 milles pour les uns et de 680 pour les autres, qui devrait, dans un cas comme dans l’autre, se faire au près et dans de petits airs. De quoi donner du fil à tordre aux marins, et plus particulièrement à ceux en charge de la tactique.

MOD70 : Oman Air-Musandam aux commandes
Après avoir quitté le ponton de la marina Real Juan Carlos à la mi-journée, les équipages se sont alignés au départ de la Route des Princes à 14 heures pétantes. Chez les MOD70, Oman Air-Musandam a été le plus prompt à s’élancer. Sidney Gavignet et ses hommes, les seuls à avoir choisi de partir sous grand-voile haute, ont d’emblée pris les commandes de la flotte et bouclé - en 39 minutes - avec une avance confortable les neuf milles du parcours côtier avant d’entamer, cap au nord et sous J2, un long bord de portant tandis que leurs poursuivants, Spindrift en tête, préféraient envoyer le gennaker et abattre davantage pour s’engager plus au large. Reste que deux heures après le coup d’envoi, les Omanais se recalaient sur la même trajectoire que les équipages de Yann Guichard et de Sébastien Josse. Seul Jean-Pierre Dick sur Virbac-Paprec 70 se démarquait en tentant une option très à l’est. Pas idiot quand on sait que le flux de nord-ouest assez fort qui propulsent actuellement les bateaux à plus de 15 nœuds, est prévu de s’écrouler en fin d’après-midi avant de se renforcer légèrement par l’est. Si ce scénario se confirme, les bateaux les plus au large seront alors les premiers à toucher le nouveau vent et à redémarrer. Dans tous les cas, les premiers MOD70 devraient franchir la marque obligatoire de Benicarlo, mouillée à seulement 500 mètres de jetée du port de la capitale espagnole de l’artichaut, entre 18 et 20 heures ce soir. Dès, lors, les trimarans mettront le cap vers Lisbonne. Ils seront cependant loin de faire route directe puisque cette nuit, ils vont devoir composer avec un vent de sud-ouest et donc tirer des bords, au près dans la pétole. De quoi garantir un début de course complexe et quelques rebondissements, notamment au passage du cap de la Nao, que les leaders devraient dépasser très tôt demain matin.

Multi50 : Dans un mouchoir de poche
Partis en même temps que les MOD70 et le Maxi80 Prince de Bretagne, les Multi50 ont pris un bon départ. Actual mené par Yves Le Blévec s’est particulièrement illustré en étant le premier de l’ensemble de la flotte à couper la ligne. Malheureusement, placé sous le vent de la meute, il s’est rapidement fait couvrir par les plus grosses unités, prenant du même coup un peu de plomb dans l’aile pour la suite du petit côtier. A l’inverse, parti en deuxième rideau, le FenêtréA-Cardinal d’Erwan Le Roux est monté en puissance tout au long du parcours, bouclant ainsi les deux tours en pôle position devant Arkema – Région Aquitaine de Lalou Roucayrol, seul Multi50 parti sous grand-voile haute. Néanmoins, à 17 heures, le bateau blanc vert et rouge avait réussi à inverser la tendance après avoir privilégié la terre et pointait à la première place à l’approche du cap de la Nau. Il déboulait alors à 16 nœuds et se préparait à un renforcement du vent au moment du passage de la pointe, effet de site oblige. La suite ? Yves Le Blévec et ses adversaires le savent, elle ne sera pas simple. Dans les prochaines 24 heures, ils vont devoir composer avec les risées et l’instabilité de l’air. De quoi corser le jeu, notamment lors des passages des caps de Palos et de Gata. Mais le plus compliqué sera sans conteste la navigation en mer d’Alboran. Certains prédisent que c’est à cet endroit que la course pourrait se jouer. A suivre donc.


Voir en ligne : Info presse www.routedesprinces.fr



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