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Transatlantique

Panerai Transat Classique : Altair l’emporte en temps réel en Martinique

Stephane Benfield : "C’était une course très rapide, mais les deux derniers jours on a souffert"

mercredi 21 janvier 2015Redaction SSS [Source RP]

La grande goélette aurique de 1931 s’impose en temps réel sur la Panerai Transat Classique 2015. Une remarquable performance pour Altair et son équipage qui se sont battus jusqu’à la ligne d’arrivée. Car derrière, les autres concurrents ne baissent pas les bras pour s’imposer en temps compensé.

A 13 heures 23 minutes et 53 secondes (heure martiniquaise), Altair, majestueuse goélette de 1931, a franchi en vainqueur (en temps réel) la ligne d’arrivée de la Panerai Transat Classique 2015, dans la baie de Fort-de-France. Pour être à la hauteur de cet événement, la météo a offert un magnifique spectacle, alternant ciel gris, passage de grains et, pour le final dans l’une des plus belles baies du monde, un chaud soleil qui ne voulait pas rater une telle fête. Depuis le rocher du Diamant, au Sud de l’île, l’équipage d’Altair a offert un show d’exception pour faire éclater son talent de manœuvrier : empannages, envoi du flèche, envoi du gollywobbler, affalages en série et plusieurs virements de bord pour rejoindre la ligne.

Sur les bateaux accompagnateurs, les photographes s’en donnaient à cœur joie et il était impossible de ne pas vibrer devant tant de puissance et d’harmonie : lorsque la navigation devient un art. Après un dernier virement bord, Altair s’adjugeait donc la première place en temps réel de la Panerai Transat Classique 2015, en 13 jours 3 heures 12 minutes et 53 secondes, à environ 8,8 nœuds de moyenne. La joie de l’équipage emmené par son capitaine Stephane Benfield était irradiante, et Joe Pytka et ses deux filles Sasha et Ariel partageaient cette allégresse. Un moment inoubliable pour eux tous après une course transatlantique menée tambour battant. Bravo à tout l’équipage d’Altair ! A peine amarré à la pointe Simon, Altair et son équipage se voyait assailli de reporters TV et radio pour de premières interviews. L’équipage recevait aussi, des mains des hôtesses de l’Office du Tourisme de Fort-de-France, un bouquet de fleurs exotiques, un splendide panier de fruits de la Martinique et un verre du cocktail emblématique des Antilles. Après tant de jours de mer, la fête peut commencer à terre.

La course n’est pas finie

Attention, neuf équipages sont encore en mer, bien décidés à venir contester la suprématie d’Altair en temps compensé. Tant que le dernier bateau n’a pas franchi la ligne, tout reste possible. Amazon devrait être le prochain à franchir la ligne d’arrivée à Fort-de-France, peut-être demain dans la soirée, selon les caprices d’Eole. Sur Argyll, l’équipage se donne à fond, grignotant milles après milles : des efforts récompensés, avec un gain d’une place au classement réel, au détriment d’Adventuress. Tous les poursuivants, de Faïaoahé à Desiderata, en passant par Corto, Gweneven, The Blue Peter et Vagabundo II ont la manivelle de winch entre les dents. Après plus de 13 jours de mer, les marins sont affûtés comme jamais et les bateaux menés avec précision et dextérité. Lorsque le podium se joue à la minute, le moindre relâchement est synonyme de rétrogradation. Hors de question pour les voiliers encore en course !

Stephane Benfield, capitaine d’Altair : « Pour les dix premiers jours on ne peut avoir de meilleures conditions pour un bateau comme Altair. Il y avait 2 », 30 nœuds de vent : on a tout envoyé et on a marché à fond tous les jours, tous les jours, tous les jours… Je n’imaginais jamais faire une traversée comme ça dans ma vie. On a fait 2 000 milles en huit jours ! On faisait 268 milles, 264, 272 par 24 heures, à peine une différence de quelques milles tous les jours. Le bateau marchait à 11,5, 12 nœuds en permanence : c’était magnifique. Notre maximum a été de 16,2 nœuds !

C’était une course très rapide, mais les deux derniers jours on a souffert. C’est vraiment dommage. Il n’y avait pas beaucoup de vent et beaucoup de houle, beaucoup de grains avec le vent qui changeait complètement de direction et on a perdu beaucoup de temps. Toujours, quand on arrive près des Caraïbes, on veut aller dans une direction, mais avec les angles de vent on va par là ou par là, ailleurs. On ne voulait pas se servir du tangon avec la houle. Il y avait beaucoup de refus (le vent s’oriente dans une mauvaise direction par rapport à la route suivie, ndlr) et faire un empannage avec un bateau comme ça, il ne suffit pas juste de dire « Allez, on empanne ! ». Ça prend 20 à 30 minutes. Les empannages que l’on fait depuis le rocher du Diamant étaient parfaits. On a eu le temps de s’entraîner en 3 000 milles de course. »


Voir en ligne : Info presse www.paneraiclassicyachtschallenge.com



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