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Voiles de Saint Barth : Proteus remporte le classement des Maxi

dimanche 17 avril 2016Redaction SSS [Source RP]

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Le rideau est tombé, samedi, sur la 7e édition des Voiles de Saint-Barth. Lors de cette dernière journée de compétition, les CSA 1, 2, 3 et 4, les Class40 Class40 #Class40 et les Melges 24 se sont élancés sur un tour de l’île via les Grenadins. Même chose pour les CSA 0, les Maxi 1 et 2 et les Multicoques qui ont, en plus, enroulé les îles Le Boulanger et Pelé puis la Roche du Boeuf. Tous ont composé avec des petits airs erratiques (entre 4 et 7 noeuds), notamment sous le vent de l’île. Ces conditions ont fait les affaires des uns et compliqué la tâche des autres, créant ainsi quelques bouleversements dans les classements, voire même des surprises. Reste qu’à l’arrivée, ce sont dix beaux vainqueurs qui ont été sacrés à Gustavia.

La dernière journée s’annonçait déterminante et riche en suspense. Elle a tenu toutes ses promesses malgré les caprices d’Eole qui ont notamment mis les nerfs des marins à rude épreuve dans les derniers milles.

« Nous savions qu’aujourd’hui, le vent était annoncé faiblissant au fil de la journée. Nous nous étions donc laissés la possibilité de juger l’arrivée à différentes marques du tracé. Au final, il se trouve que nous avons quasiment bouclé le parcours prévu pour l’ensemble des classes puisque nous avons arrêté les bateaux au Pain de Sucre, soit un mille plus tôt que ce qui était initialement prévu », a commenté Jean Coadou, le Président du comité de course dont l’initiative a été unanimement saluée par les coureurs.

« A la fin, le vent tombait complètement et ajouter un mille n’aurait pas changé le résultat. Cela aurait seulement transformé les dernières longueurs en grande foire, ce qui n’aurait pas eu de sens, sportivement parlant », a, par exemple, commenté Jack Boutell, équipier de Tonnerre (CSA 0).

Il n’empêche que le dernier bord avant l’arrivée, sous le vent de l’île, a fait s’arracher quelques cheveux aux régatiers, la faute à de nombreuses oscillations du vent et des zones de pétole molle. Pour résumer, ce samedi, il fallait avoir les yeux bien ouverts mais aussi connaitre un peu de réussite. Certains en ont un peu manqué, à l’image de Momo. A la bagarre pour la première place dans la classe des Maxi 1 avec l’autre Maxi 72 de la flotte, Proteus, avec qui il était à égalité de points à l’aube de la dernière manche, ce dernier s’est fait piéger dans un trou sans vent à quelques mètres seulement de la ligne, voyant ainsi l’équipage de George Sakellaris revenir sur lui et le doubler alors qu’il avait jusqu’alors largement mené la course.

« Nous avons réalisé du super boulot sur les deux premiers tiers du parcours puis nous avons fait preuve de malchance à la fin. Nous nous sommes retrouvés impuissants, littéralement scotchés. C’est extrêmement frustrant pour nous car nous laissons ainsi échapper la victoire au profit de Proteus. Nous savions qu’entre lui et nous, ce serait une histoire de secondes mais nous n’imaginions pas un tel scénario. C’est dommage mais c’est comme ça. Cela fait partie de notre sport », a déclaré Sébastien Col, en charge de la stratégie à bord du bateau Américain.

Il n’est pas le seul à avoir connu un tel sort ce samedi, pour autant, tout le monde avait le sourire au retour de mer.

« Nous sommes là pour courir, et régater dans le petit temps est toujours très intéressant. La journée d’aujourd’hui (hier) l’a une nouvelle fois prouvé », a commenté pour sa part Christine Briand, barreuse de Lipton, deuxième dans la classe des CS3 derrière Corr’s Lite Racing de Peter Corr, impérial avec trois victoires de manches. « Il a réalisé un sans-faute. Il n’y a rien à dire, il a été impérial ! », a ajouté la navigatrice Rochelaise, bonne joueuse.

Impériaux, Triple Jack de Richard Wooldridge en Multi, Lazy Dog de Sergio Sagramoso en CSA 1, Eärandil de Catherine Pourre en Class 40, mais aussi Vesper en CSA 0 l’ont également été cette semaine puisqu’eux non plus, n’ont pas laissé une seule miette à leurs adversaires. Voilà ce que l’on retiendra, entre autres, de cette 7e édition qui s’est achevée de la plus belle des manières, pour le plus grand bonheur des marins, des organisateurs et des partenaires qui se sont d’ores et déjà donné rendez-vous en 2017 !

Proteus remporte le classement des Maxi et s’offre la montre RM 60-01

Richard Mille, partenaire principal des Voiles de Saint-Barth depuis l’origine, a résolument affirmé l’importance de l’univers marin dans sa collection. Jamais la marque n’a été aussi impliquée dans le monde nautique et son modèle consacré à la navigation en haute mer, la RM 60-01 Chronographe Flyback Régate, en est la preuve. C’est cette montre que l’équipage de Proteus mené par l’Américain George Sakellaris a remportée pour avoir terminé en tête du classement des Maxi. Animée par un calibre automatique RMAC2 en titane grade 5 et dotée de 55 heures de réserve de marche, d’un balancier à inertie variable et des fonctions chronographe flyback, calendrier annuel, grande date et UTC, la RM 60-01 facilite la navigation grâce à sa lunette tournante spéciale, ponctuée des quatre points cardinaux et d’un disque gradué à 360° avec échelle des 24 heures. Elle se démarque ainsi des autres montres de navigation par sa faculté à orienter, sans calcul supplémentaire, sur l’hémisphère nord aussi bien que sur l’hémisphère sud.


Voir en ligne : Info presse www.lesvoilesdesaintbarth.com


Déclarations des vainqueurs

Stu Bannatyne, vainqueur en Maxi 1 sur Proteus (Maxi 72) : « Ce samedi, nous nous sommes bien battus pour faire avancer le bateau malgré les conditions difficiles. Nous ne sommes pas très bien partis et en plus, au vent de l’île, nous avons accroché un casier de pêche, ce qui nous a fait perdre pas mal de temps. Cela étant, nous n’avons jamais rien lâché. Sur la fin, nous avons fait les bons choix et ainsi dépassé Momo. Il s’est trouvé stoppé net dans un trou d’air. Comanche aussi s’est littéralement arrêté à quelques mètres de la ligne. Cela a fait nos affaires, c’est sûr. Le comité de course a pris une très bonne décision de raccourcir la course d’un mille car ça aurait vraiment été laborieux autrement. Quoi qu’il en soit, nous sommes vraiment ravis de gagner cette 7e édition des Voiles de Saint-Barth, surtout après un aussi beau duel avec Momo. »

Paul Mc Dowell, vainqueur en Maxi 2 sur Prospector (Farr CM 60) : « Nous avons attaqué la dernière course à égalité de points avec l’équipage du VOR 65 Team Brunel. Nous savions que réussir à le battre serait un gros défi pour nous aujourd’hui (hier). La situation était assez simple : soit il nous battait et gagnait, soit c’était l’inverse. Nous avons essayé de rester le plus possible au contact avec lui en espérant qu’en temps compensé nous arrivions à la battre de quelques minutes. Au final, cela a été le cas. C’est une belle victoire pour nous d’autant que c’est notre première participation aux Voiles. C’est de loin la plus belle régate à laquelle nous ayons participé. La plus amusante aussi. C’est vraiment un succès et nous sommes fiers de l’offrir au Shelter Island Yacht Club, aux États-Unis, que nous représentons. »

Gavin Brady, vainqueur en CSA 0 sur Vesper (TP 52) : « Aujourd’hui, c’était vraiment complexe. Nous n’avons pas pris un aussi bon départ que nous l’aurions voulu mais nous avons trouvé un peu de vent un peu au large de l’île, ce qui nous a permis de nous échapper et de creuser un bel écart d’entrée de jeu. Nous avons réussi à conserver notre avance jusqu’au bout malgré les trous de vent sur le dernier bord avant l’arrivée. Nos nerfs ont été mis à vif. Sur la fin, nous aurions vraiment pu perdre toute notre avance mais heureusement, le comité de course a choisi de faire l’arrivée une marque plus tôt que prévu, ce qui a été une décision très intelligente. Les Voiles de Saint-Barth ont été notre première course de l’année. Nous n’avions plus régaté depuis octobre dernier et ce résultat est un peu inattendu pour nous. Il est vrai que Jim Swartz a gardé la même équipe depuis cinq ans et que lorsque chacun d’entre nous remonte à bord, ça fonctionne. C’est notre quatrième victoire dans l’épreuve. Nous nous sentons à Saint-Barth comme à la maison. C’est un endroit spécial où nous sommes toujours extrêmement bien reçus, en mer comme à terre. »

Antoine Carpentier, vainqueur en Class 40 sur Eärandil : « Cette dernière journée a été un peu délicate car c’était mou et très oscillant. Il fallait avoir les nerfs solides et tirer les bons bords car la moindre petite erreur pouvait coûter très cher. C’était vraiment très technique pour réussir à avancer le bateau et sur ce point, nous avons assuré. Il fallait aussi utiliser les bonnes voiles aux bons moments. Tout s’est bien passé pour nous. Nous sommes contents de cette première place. L’équipage n’était pas très bien entraîné, mais nous avons une machine dernière génération, un peu au dessus du lot. Restait quand même à bien la faire marcher, ce que nous avons fait. Ca a été une très belle course, même si cette édition a un peu manqué de vent. Il y a malgré tout eu une première journée fantastique avec 15-18 nœuds de vent. C’était vraiment génial. »

Sergio Sagramoso, vainqueur en CSA 1 sur Lazy Dog (Melges 32) : « Il n’y a pas de meilleur endroit que Saint-Barth pour avoir du vent… En temps normal (rires) ! Quoi qu’il en soit, cette semaine, nous nous sommes bien battu et en particulier ce samedi, mais plus contre nous-mêmes que contre les autres. Nous avons dû nous armer de patience et réussir à rester concentrés jusqu’au bout malgré les sautes d’humeur du vent. Dingo, qui termine deuxième au général, nous a vraiment donné du fil à retordre jusqu’à la dernière seconde. Ca n’a pas été facile de le battre mais ce sont les bons adversaires qui font les belles victoires. Ce n’est pas notre première aux Voiles de Saint-Barth, mais c’est toujours aussi extraordinaire. Une nouvelle fois, nous nous sommes éclatés, sur l’eau comme à terre. Vivement la prochaine édition ! »

Daniel Figueirido, vainqueur en CSA 2 sur Humildad Zero (Soto 53) : « Nous sommes super contents ! Ca a été très dur aujourd’hui (samedi) à cause du vent très léger, ce qui n’est pas simple à gérer pour un bateau aussi lourd que le nôtre. Nous avons fait une très belle régate mais jusqu’au dernier moment, nous avons douté de remporter cette dernière manche. Au final, nous faisons un carton plein avec trois premières places sur trois. C’est super. Cette victoire est importante pour nous car les Voiles de Saint-Barth sont la plus belle course des Caraïbes. Nous avions l’ambition de la gagner et nous l’avons fait. C’est une grande satisfaction pour nous. C’est une victoire qui vient s’ajouter à celle que nous avons décrochée à Antigua l’an passé et j’espère que c’est le début d’une longue série ! »

Peter Corr, vainqueur en CSA 3 sur Corr’s Lite Racing (King 40) : « Lipton a été un sérieux concurrent pour nous sur cette édition mais nous nous sommes battus comme des diables du début à la fin pour gagner. Nous avons attaqué la dernière journée assez confiants car nous avions remporté les deux premières manches mais nous sommes restés vigilants car comme on le répète souvent, tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie… D’ailleurs, les derniers milles ont suscité quelques rebondissements. En ce qui nous concerne, nous sommes restés collé un moment dans la pétole avant de repartir. Cela n’a pas eu de conséquence, mais cela nous a rappelé que tout peut arriver. C’est d’ailleurs ce qui fait que notre sport est si beau. Mon équipe a fait un travail incroyable cette semaine. Nous avons couru quatre courses depuis le début de la saison et connu quatre podiums mais à Saint-Barth, c’est notre première victoire. Nous reviendrons l’année prochaine, c’est certain ! »

Marc Emig, vainqueur en CSA 4 sur Crédit Mutuel Maximarine (Jeanneau 3200) : « Ca a été très chaud pour nous aujourd’hui (hier) ! La manche à duré cinq heures et elle a été intense. Notre bateau est assez lourd. Du coup, le petit temps, on n’aime pas trop ça. Pour nous, c’était un peu la régate de tous les dangers. Celle où l’on pouvait tout perdre ou tout gagner. On savait notamment que Wild Devil était en mesure de nous battre dans ces conditions et c’est d’ailleurs ce qu’il a fait aujourd’hui. Heureusement, nous terminons juste derrière lui ce qui nous laisse l’avantage en temps compensé. Nous avons eu peur car à un moment, nous nous sommes retrouvés en 4e position et finir à cette place nous aurait faire perdre la première place. Au bout du compte, nous sommes super contents de gagner. C’est notre troisième victoire d’affilée aux Voiles de Saint-Barth dans notre classe. C’est super pour toute l’équipe et cela nous engage à revenir l’an prochain, c’est certain ! »

Richard Wooldridge, vainqueur en Multicoque sur Triple Jack (Kelsall) : « Cette première place nous tombe du ciel, c’est fabuleux ! Avec une victoire de manche déjà, nous aurions été heureux, alors avec trois (sur trois), nous sommes tout simplement au-delà de nos espérances ! Ce samedi, ça été plus délicat car nous sommes tombés dans une zone de molle peu avant l’arrivée et nous avons pensé terminer troisième. Au bout du compte, je pense que nous avons eu un certain avantage avec le rating de notre bateau car il a été construit en 1979. Il n’empêche que même en temps réel, nous avons réussi à tirer notre épingle du jeu et à finir devant des bateaux plus performants et plus modernes que le nôtre. Nous sommes vraiment heureux de cette victoire. Heureux aussi de l’accueil qui nous a été réservé par les organisateurs. »

Frits Bus, vainqueur en Melges 24 sur Island Water World : « Nous avons participé à toutes les éditions des Voiles de Saint-Barth et c’est la troisième fois que nous gagnons. Le dernier jour de course a été très difficile. Nous étions trois à égalité avant le départ. Nous étions clairement tous là pour gagner. Quand nous avons appris que nous partions pour un tour de l’île, nous avons d’abord cru à une blague mais non. Ca a été très technique entre les trous de vent et le courant. Au final, nous avons été meilleurs que les autres et c’est tant mieux. Nous avons cependant eu très peur que nos concurrents reviennent sur nous lorsque nous sommes restés un peu tankés dans les derniers milles mais ça l’a fait. Ca aurait vraiment été terrible s’ils nous avaient dépassés. Au final, c’est une vraie satisfaction pour nous car, comme je l’ai dit, ça a été très serré toute la course. Vive la monotypie ! »



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