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#TJV2015 #Imoca

Transat Jacques Vabre : Yann Eliès et Charlie Dalin troisièmes des IMOCA

jeudi 12 novembre 2015Redaction SSS [Source RP]

Le troisième monocoque IMOCA Imoca #IMOCA a franchi la ligne d’arrivée brésilienne de la Transat Jacques Vabre Transat Jacques Vabre #TJV2015 à 23h 31’ 23’’ (heure française). Yann Eliès et Charlie Dalin ont donc mis 17 jours 10 heures 01 minute 23 secondes à la vitesse Vitesse #speedsailing moyenne de 12,92 nœuds sur le parcours théorique de 5 400 milles (10 000 km) entre Le Havre et Itajaí. Mais Quéguiner-Leucémie Espoir a en réalité cumulé 6 056 milles sur l’eau à la vitesse Vitesse #speedsailing moyenne de 14,49 nœuds, à 9h 38’ 59’’ du premier.

C’est un très beau parcours que Yann Eliès et Charlie Dalin ont bouclé à quelques heures seulement du vainqueur à Itajaí : le duo réalisait une superbe performance en suivant le rythme endiablé donné par les « foilers » après le coup de canon du départ au Havre. Et judicieusement, il glissait légèrement plus Sud que ses concurrents pour aborder la dépression irlandaise à l’Ouest. Premier à virer de bord dans une mer hachée et une forte brise, Quéguiner-Leucémie Espoir prenait la tête de la flotte IMOCA Imoca #IMOCA déjà clairsemée par les avaries.

Après la négociation d’un front froid et l’arrivée d’une deuxième perturbation, Quéguiner-Leucémie Espoir tenait toujours la corde mais voyait son presque sistership PRB, puis le « foiler » Banque Populaire VIII le déborder avant les Açores. L’équipage tentait de suivre le tempo soutenu mais perdait des milles au point d’en concéder une quinzaine à l’entrée du Pot au Noir. Les trois monocoques IMOCA Imoca #IMOCA bataillaient alors ferme pour sortir de ces calmes prolongés, essayaient une porte de sortie par l’Ouest pour finalement se retrouver quasiment au Nord de l’archipel de Fernando de Noronha : une trajectoire inhabituelle…

Il fallait donc serrer le vent de Sud-Est pour parer la corne brésilienne et les vingt milles de retard accumulés à la sortie du Pot au Noir pesaient lourd dans la balance : PRB s’échappait inexorablement tandis que Banque Populaire VIII faisait parler son foil Foil #foil dès qu’il était possible de larguer les écoutes. Yann Eliès et Charlie Dalin ne pouvaient rien faire pour endiguer la fuite qui culminait à 110 milles au large du Cabo Frio ! La traversée du golfe de Rio, un long rush dans un flux de Nord-Est qui s’essoufflait à quelques dizaines de milles de Itajaí, ne pouvait plus changer la donne, surtout lorsque Banque Populaire VIII se recadrait à l’Ouest pour contrer toute velléités d’attaque de Quéguiner-Leucémie Espoir.

L’écart au premier était ainsi inférieur à cent milles quand le vainqueur franchissait la ligne d’arrivée en milieu d’après-midi locale, mais le vent se dispersait sur un plan d’eau de plus en plus lisse : Yann Eliès et Charlie Dalin peinaient à en finir et concluaient juste après que la nuit tombe sur la ville brésilienne…



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