SeaSailSurf®

Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse

#TransatQSM

Transat Québec Saint-Malo : 12 des 19 Class40 arrivés à bon port

samedi 23 juillet 2016Redaction SSS [Source RP]

12 des 19 Class40 Class40 #Class40 engagés dans la 9e édition de la Transat Québec Saint-Malo présentée en collaboration avec la Ville de Lévis sont ce soir sagement amarrés au quai Duguay-Trouin, à l’ombre des remparts de la Cité corsaire. Leurs équipages éblouis de bonheur racontent et refont à l’envie 12 jours et 3 000 milles d’une aventure Aventure maritime rare, marquée des innombrables particularités géographiques et météorologiques d’un parcours évocateur des grandes découvertes et de la pêche hauturière.

Du Saint-Laurent aux rivages de Bretagne, les « petits » monocoques de 12,18 m ont suivi le train des rapides Multi50 Multi50 #multi50 arrivés deux jours plus tôt, et ont décliné toute la gamme des traits de la course au large, régate au contact, cavalcades échevelées au cœur du glacial Atlantique Nord, innombrables modifications des classements et toutes ces petites vicissitudes individuelles des marins en course qui tissent la toile de la légende. Deux femmes sur le podium malouin, 24 secondes sur la ligne entre Catherine Pourre (Eärendil) 3e et Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton -ARSEP) 4e, 3 heures et 41 minutes d’écart entre les 7 premiers, des journées à plus de 373 milles… Les Class40 Class40 #Class40 ont marqué cette grande et magnifique épreuve de leur empreinte.

Une transat ultra rapide à multiples rebondissements

Classe étonnamment homogène qui rassemble pourtant professionnels de la course au large et amateurs éclairés, la Class40 Class40 #Class40 rassemblait au départ de Québec le 10 juillet dernier pas moins de 19 protagonistes. Douze ont déjà franchi la ligne d’arrivée, et les sept autres sont toujours en course, en compagnie du seul Open50 de la flotte, Guadeloupe Dynamique de Luc Coquelin. Si les voiliers de la toute dernière génération, plans Manuard ou Botin, lancés en 2015 ou 2014, se sont montrés aux avant-postes et à leur avantage, ils n‘en ont pas pour autant totalement décramponné des voiliers légèrement plus anciens, et qui sont venus d’éclatante manière animer la course. On se réjouit ainsi de trouver sur la deuxième marche du podium Isabelle Joschke (Generali Horizon Mixité), dont l’Akilaria RC3 était au départ donné comme moins performant que les redoutables Mach40. Plus surprenant, et réjouissant aussi, la superbe 5e place des Malouins de Cora-Moustache Solidaire du jeune Jules Bonnier, à bord d‘un Tyker 40 lancé en 2010.

Cette Transat s’est ainsi jouée autant dans les têtes et dans les motivations des marins que dans la performance des carènes. Le vainqueur incontesté, et qui rassemble aujourd’hui d’unanimes louanges, Gonzalo Botin (Tales II), avoue n’avoir concédé aucun répit à son équipage venu de Santander. Un homme à la barre, et un homme en permanence aux écoutes lui ont permis de maintenir heure après heure, des vitesses que l’on attribuait voici encore une vingtaine d’années aux monocoques de 60 pieds. 373 milles parcourus en 24 heures, à 15,56 nœuds de moyenne attestent non seulement des qualités marines de ces « petites bombes » de 12,18 mètres, mais aussi de l’habileté des marins à jongler avec des voiles d’avant plus ou moins plates, plus ou moins grandes, pour descendre dans le vent ou s’appuyer au vent de travers. Les pertes de voiles d’avant ont ainsi souvent joué les arbitres, disqualifiant irrémédiablement les infortunés victimes d’éclatement de spis.

Flotte internationale, la Transat Québec Saint-Malo, après l’arrivée du Japonais Kitada Hiroshi (Kiho) parvenu sous les remparts, ce sera au tour du Suédois Mikael Ryking (Talanta), et de son équipage Américano, anglo-français de se présenter cette nuit sur la ligne.

Olivier Roussey (Obportus3), repartit 26 heures après la flotte suite à un échouage dans le Saint-Laurent ferme ce soir la marche. Il est attendu lundi ou mardi prochain.


- Cartographie



Voir en ligne : Info presse www.transatquebecstmalo.com


Ils ont dit

Louis Duc - Carac

« On termine premier bateau Normand ! C’est pas mal ! (rires). On s’était dit à Québec, qu’avec le plateau présent, si on entrait dans le top 10, ce serait bien. On fait 9e ! On s’est bien amusé à Québec, et c’était dur de partir, car on y était bien. Le Saint-Laurent le savait et n’a pas voulu nous laisser partir. Il y avait plein de coups à faire, plein de possibilités de se tromper aussi. On en sort juste derrière le groupe de tête. Mais après Percé, on a eu des allures de reaching, et les nouveaux bateaux vont beaucoup plus vite que nous à ces allures très gitées où il faut de la puissance. On a fait ce qu’on a pu. On est resté sur notre trajectoire pour privilégier la vitesse, et en descendant dans le vent, on s’est retrouvé plus sud. La flotte est montée plus au bord et on a bénéficié d’une petite dépression dans le sud. On a repris une petite centaine de milles, mais ce n’était pas suffisant. On termine 14 heures derrière les premiers. C’est pas mal. On est content. On a bien rigolé. »

Nicolas Boidevezi - Esprit Scout

« Nous avons été handicapés par des soucis d’informatique, qui nous ont empêchés de bien suivre les arrivées et de récupérer tous les fichiers météo. On essaie depuis Terre-Neuve de revenir sur Groupe Setin. On a pu faire un petit décalage dans son nord qui, nous l’espérons, nous donnera un meilleur angle au vent une fois en Manche pour plonger sur Saint-Malo. On est toujours entre deux systèmes perturbés, sous grand-voile haute et gennaker. Ca avance bien. La nuit dernière, à la barre, sur une mer parfaitement plate, et malgré l’absence de visibilité a été superbe. Gonzalo Botin et ses boys ont été magistraux ! Impressionnants d’aisance ! On espère encore arriver dimanche ! »

Chantal Coquelin - Guadeloupe Dynamique

« Je suis ravie de voir deux femmes sur le podium de la Class40. Bravo à elles ! Nous avons enfin touché du portant. Cette transat s’est majoritairement déroulée travers au vent, ce qui avantage les nouveaux Class40 très typés pour le reaching. On est content d’envoyer enfin le grand spi. Tout va bien à bord. Nos deux jeunes Keni Piperol et Tom Saliot mettent en pratique ce qu’ils ont appris à l’école de voile. Le soleil nous manque, car on est dans la grisaille depuis Terre-Neuve. »

Manuel Cousin - Groupe Setin

« Nous avons navigué toute la nuit sous code 5. On a une quinzaine de nœuds de vent et on avance bien. On fait tourner les routages pour savoir comment va se passer l’arrivée, et on espère que le vent va tenir le plus longtemps possible. Il nous est encore possible d’arriver dimanche après midi. On surveille Esprit Scout dans notre rétroviseur. Il vient de nous reprendre 25 milles cette nuit, car il a eu plus de pression. On est en bonne forme, car je crois qu’on a bien su se gérer physiquement. On ne va pas beaucoup pouvoir se reposer d‘ici à Saint-Malo. On est d’attaque pour préserver notre 14e place. On félicite les vainqueurs qui ont tous fait une course époustouflante. »

Brieuc Maisonneuve -Ellipse

« On a fait attention à ne pas se mettre sur les cailloux. Les dernières 24 heures, ont été intéressantes, pas trop pénibles dans le sens où on se voyait finir 12e, et qu’on a pu reprendre Benoit Charron. On tire notre chapeau aux premiers, avec une pensée particulière pour Isabelle, qui navigue avec le même bateau que nous. Il ya deux femmes sur le podium, reflet de la belle mixité de la classe. Cette course est démente de complexité. On a adoré ! »



A la une