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Cap Istanbul

26 Figaristes ont quitté Hyères pour Ragusa

Ronan Treussart premier au décollage

dimanche 19 septembre 2010Redaction SSS [Source RP]

Ils sont partis. Tous ont choisi de mettre un peu d’Ouest dans leur route dans l’espoir de récupérer les restes du Mistral qui souffle encore dans la partie occidentale de la zone de course. Ronan Treussart (Lufthansa), auteur d’un premier bord de près limpide, menait la flotte suivi comme son ombre par Gildas Morvan (Cercle Vert) décidé à ne pas s’en laisser conter.

Pile poil : c’est à 13 heures pétantes que le comité de course a envoyé la procédure de départ de la première étape de la WOW Cap Istanbul 2010. C’était sans compter sur des concurrents pressés d’en découdre qui se lofaient à qui mieux sur mieux sur la ligne de départ, provoquant un premier rappel général. Sans hésiter, le comité envoyait alors une deuxième procédure, ce qui n’empêchait pas trois concurrents de voler une nouvelle fois le départ. Marc Emig (Marcemigetmoi.com), Arnaud Godart-Philippe (Senoble) et Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) se voyaient ainsi contraints de faire le tour de la bouée de départ pour réparer leur faute.

On pouvait difficilement rêver de conditions plus favorables pour prendre le départ d’une grande course. Vent d’Ouest à S ud-Ouest de 10 à 12 nouds, grand soleil, mer plate, le premier bord jusqu’à la bouée de dégagement promettait. Dans ces conditions, c’est rarement la vitesse des bateaux ou l’enchaînement des manouvres qui font la différence, mais plus la capacité des navigateurs à choisir la bonne option sur le plan d’eau. Sur les deux milles de remontée au vent, Ronan Treussart, auteur d’une stratégie radicale sur la droite du terrain de jeu, grillait la politesse à Gildas Morvan, tandis que Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham), lui aussi parti sur la droite, s’emparait de la troisième place.Derrière ce trio, la meute des concurrents s’agglutinait sur la marque au vent, provoquant inévitablement une certaine bousculade autour de la bouée. Romain Attanasio (Savéol) et Louis-Maurice Tannyères (ST Ericsson) en faisaient les frais, puisque les deux, ayant touché la bouée, devaient s’acquitter d’une pénalité sur l’eau qui les reléguait en queue de peloton.

Passée la bouée de dégagement, on pouvait s’attendre à ce que la flotte pique au Sud-Est entre les îles de Porquerolles et Port-Cros. Mais tout ce petit monde choisissait de partir en file indienne vers la pointe de la presqu’île de Giens et de sortir de la rade par l’Ouest de Porquerolles. Les intentions étaient claires : le chemin le plus rapide pour rejoindre la porte de la pointe Sud-Ouest de la Sardaigne ne serait pas forcément le plus court. Dans un premier temps, il s’agit d’infléchir sa route pour espérer récupérer les vents d’Ouest favorables qui permettront à la flotte de hausser le rythme. Celui qui déterminera le bon rayon de courbure détiendra sans doute une partie du trousseau de clés qui ouvre les portes de la victoire. La navigation à voile n’a rien d’une science exacte, mais l’intuition et la juste analyse des routes à suivre peut amener à tracer de jolies paraboles.

Classement à la bouée de dégagement

- 1 – Ronan Treussart (Lufthansa)
- 2 – Gildas Morvan (Cercle Vert)
- 3 – Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham)

- Info presse www.capistanbul.com



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