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Transat 650

Six femmes (sur 84) au départ de la Mini-Transat 2011

dimanche 28 août 2011Information Transat 650

Elles seront six au départ de la 18e édition de la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Six femmes sur 80 coureurs inscrits, c’est peu ! Mais c’est à peu près la représentativité des femmes dans le milieu assez masculin de la course au large. Pourtant La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 a vu courir les plus grandes navigatrices comme Isabelle Autissier, Ellen MacArthur, Catherine Chabaud, Samantha Davies, etc. Toutes gardent un souvenir ému de cette transatlantique qui a été, pour chacune d’elle, une révélation et les a propulsé au rang de coureur professionnel.

« Cette course m’a rendue dingue, une révélation totale. L’arrivée aux Canaries, à la tombée du jour, était magique, j’étais pourtant épuisée par 43 heures de barre… En prenant le large, je n’étais pas coureur… à la fin, je l’étais devenue »

commente Isabelle Autissier, 3e en 1987.

Ou encore Samantha Davies, 11e en 2001 :

« C’est une course très dure mais géniale. Très dure parce que c’était ma première expérience en solitaire, j’ai beaucoup souffert… mais la récompense quand tu arrives à Salvador de Bahia est immense. C’est l’un de mes plus beaux souvenirs. Ce qui m’a vraiment marqué c’est l’ambiance et l’esprit de cette course. Même si tu es étranger tout le monde t’aide et est solidaire. On a tous la même envie et la même motivation… j’ai beaucoup apprécié ».

Sans oublier Ellen MacArthur, 15e en 1997 :

« C’est elle qui m’a donné le goût du large. Je ne l’oublierai jamais ! ».

Six femmes de 27 à 40 ans, d’origines, de formations et de pays différents seront en compétition sur cette course. Deux françaises, une espagnole, une italienne, une hollandaise et une américaine… Portraits :

- Marie Duvignac, Visit Var n° 660, 32 ans habite à Toulon, Rédacteur territorial.

Marie n’est pas une débutante, deux fois championne du monde, une fois vice-championne et quatre titres européens en catamaran (Hobie Cat et Melges), elle commente avec humour « j’en ai eu assez. Je voulais voir ce qu’il y avait derrière les bouées ». En 2009, elle achète son premier mini et se lance dans l’aventure Aventure avec succès (3e du Grand Prix d’Italie, 4e de la Mini Max et de la Hexis Cup). Aujourd’hui, c’est la grande épreuve « J’y vais pour l’aventure Aventure . Pour apprendre, pour me découvrir, pour voir le Pot au Noir et pour juger mon comportement durant les trois semaines de solitude. J’ai une astuce d’ailleurs pour que le temps passe plus vite. Je donne des noms à chaque chose sur mon bateau, aux voiles, aux pilotes etc… et je leur parle. Certes, je veux régater, mais sans idée précise quant à un éventuel classement. »

- Fabienne Robin, Plume d’Ange n°708, 33 ans, habite Château d’Olonne (85), navigatrice.

Son métier de comptable dans un centre de gestion n’a pas résisté à un coup de foudre « J’avais fait quelques sorties en voile légère, quand un membre d’un club proche de chez moi, m’a appelé. Il recherchait quelqu’un pour former une équipe. J’y suis allée sans savoir ce qui m’attendait. Ce fut vraiment le coup de foudre. Je n’avais pas prévu ce revirement dans ma vie professionnelle. » Car, conquise, Fabienne Robin va effectuer une reconversion totale. Fini les comptes, a elle le grand large, les embruns, l’aventure. En 2007, elle passe son brevet de skipper professionnel et achète son bateau en 2008. Bientôt sur la ligne de départ de la plus mythique des courses, elle confie « ce sera d’abord une très longue aventure, mais comme il s’agit aussi d’une course j’espère faire au mieux ».

- Suzanne Beyer, Penelope n° 745, 33 ans, Habite à Zoagli en Italie, skipper.

En 2008, après avoir décidé qu’il était temps qu’elle « réalise son rêve », à savoir faire La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50, Suzanne achète son bateau un Pogo 2 baptisé Pénélope. Suzanne est Commandant depuis 2005 d’un ketch aurique de 1914, le Tirrénia II, un yacht classique à voiles quadrangulaires. Elle adore ces grands voiliers classiques « avec leurs manœuvres anciennes et complexes, et ses nombreux équipiers. » Mais Susanne Beyer n’en perd pas, pour autant, son envie de régates au grand large. « Je veux vivre une grande aventure personnelle et professionnelle. Une aventure à laquelle je n’avais même pas le courage d’imaginer voilà peu de temps encore. »

- Christa Ten Brinke, Ran of the North Sea n° 758, 40 ans habite au Hilversum Pays Bas, Artiste.

Christa est artiste/navigatrice, deux passions qu’elle arrive à concilier sans problème. Et pas question de laisser le conjoint à la maison, ils seront tous les deux au départ de cette 18e édition. Christa Ten Brinke et Ysbrand Endt, le premier couple à courir ensemble sur la même édition de la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50, bien sûr cette fois ce sera en solo pour des retrouvailles à Bahia. Amoureuse des grands espaces à terre ou sur l’eau, Christa surf Surf #Surf ou navigue depuis toujours. Son objectif sur la Transat 6,50 c’est : « traverser l’Atlantique et voir Salvador de Bahia. »

- Emma Creighton, Pocket Rocket n°574, 27 ans habite à Freeport aux Etats-Unis, skipper.

Les parents d’Emma naviguent et lui donne le goût de la mer mais ce n’est qu’à l’université qu’elle commence la compétition. Une fois son diplôme obtenu, Emma déménage, du Maine (USA) à St Barth puis à San Francisco où elle se consacre entièrement à la navigation. En 2010, elle fait la Pacific Cup (San Francisco / Hawaii) en mini puis vient en France pour la saison 2011 afin de se préparer la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Emma a un objectif : « Je ne pars pas dans cette course uniquement pour l’aspect aventure, même si cela en fait partie. J’espère être la première femme à terminer dans les 20 premiers en proto ».

- Philippa Hare, The Potting Shed – n°743, 37 ans, Habite à Felixstowe Grande Bretagne, Sailing Coach.

Philippa, plus connue dans le milieu sous le nom de Pip, n’en est pas à son galop d’essai et enchaîne les courses. Elle a parcouru plus de 80.000 milles sur tous les océans dont deux transatlantiques une d’Uruguay à la Grande-Bretagne et une autre d’Angleterre aux Etats-Unis. En 2010, elle achète son Mini, un Pogo 2, mais ne commence sa navigation en Méditerranée qu’en mars 2011. En 3 mois, elle effectue les qualifications obligatoires et sera enfin au départ de la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 : « enfin mon rêve va pouvoir se réaliser ».

Six histoires de marins, chacune avec sa vie, son métier, sa passion, sa motivation... On peut rappeler que La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 est une course ouverte à tous, à tous les budgets et à toutes les envies, que l’on soit amateurs chevronnés ou futurs professionnels.



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