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Volvo Ocean Race

Roland Jourdain : "Les Volvo Open 70 sont très proches de nos 60’"

Franck Cammas : "Ces VO 70 sont ce qui se fait de mieux en monocoque"

mercredi 3 juin 2009Information Volvo Ocean Race

Alors qu’il reste à peine 1 mois de course sur cette épreuve qui en compte 9, quelques Français sont venus à Galway prendre un air de Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace et prendre également connaissance des modifications que le patron de la course, Knut Frostad, ancien coureur lui-même, souhaite faire pour rendre cette épreuve plus attractive aux sponsors potentiels. Et notamment aux sponsors français.

Sur les pontons de Galway, il y a quelques jours…

ROLAND JOURDAIN

Quels ont été vos sensations à la barre de Puma ?

« Cela faisait au moins 6 ans que je n’avais pas eu une barre à roue entre les mains en course. Donc, sur Puma, j’avais beaucoup de pression après que Ken Read m’ait passé la barre au moment du départ (de la régate Pro-AM). C’est super. D’abord parce que les Volvo Open 70 sont en fait très proches de nos 60 pieds en réaction, en intensité. Donc je ne suis pas complètement perdu. Mais c’est vrai que lorsqu’on arrive dans des équipages tellement professionnels, en tant que barreur, je n’avais rien à faire. On sent qu’on est dans un orchestre qui travaille vraiment bien. Un des plus grands plaisirs de naviguer sur ce type de bateau c’est de réussir à mettre un équipage en osmose. Techniquement, sportivement, tout ce qui se passe ici est très intéressant. J’ai redécouvert des gens que j’avais connus sur d’autres courses, comme la Whitbread, ou sur multicoques.

Seriez-vous intéressé de participer à la prochaine Volvo ?

« …(petite hésitation)… Cela m’intéresse dans le sens où c’est une bonne chose de changer de temps en temps. Cela fait maintenant relativement longtemps que je navigue en solitaire autour du monde. J’ai commencé les tours du monde en équipage avec la Whitbread. Cela m’intéresse de me poser la question de savoir si je suis capable de relever un challenge comme celui-là. De retravailler avec beaucoup de monde… En fait, dans cette réflexion, il y a plus de choses du côté positif que du côté négatif.

Et des équipes françaises dans la prochaine Volvo en général ?

« … (re-hésitation)… Pourquoi pas. Enfin je l’espère. C’est une chose qu’on a réussi à faire dans l’IMOCA Imoca #IMOCA . La course en solitaire était devenue très française et nous avons réussi à attirer d’autres nationalités comme Golding, Mc Arthur, Caffari,… Des Espagnols également. Cela serait bien que l’inverse se passe également, c’est-à-dire que des Français reviennent vers l’équipage. J’espère que les Français vont pouvoir monter un, ou deux, ou trois beaux équipages pour la prochaine fois. Pour moi, je pense qu’il ne faut pas que les routes continuent à être parallèles. Il faut se remixer. La Voile c’est cela. C’est se confronter, rencontrer des gens et des cultures différentes. Je pense qu’on peut ne pas être trop mauvais dans la Volvo (rires) … mais il faut rester modeste…..

FRANCK CAMMAS

Quelles sont vos impressions ?

« C’est vrai que j’ai découvert des bateaux sur lesquels je n’ai pas l’habitude de naviguer, puisque je suis principalement sur multicoques. Ici se sont des monocoques qui ressemblent beaucoup aux 60 Pieds IMOCA Imoca #IMOCA . Ces VO 70 sont ce qui se fait de mieux en monocoque. On retrouve parfois des sensations que l’on peut avoir en multi. Je n’ai pas eu encore assez de temps ici pour le voir, mais je crois que ces bateaux donnent d’énormes sensations dans la brise. Quand le bateau commence à planer, je pense que cela doit être vraiment sympa. Je l’imagine très bien dans les longues étapes du Sud, dans de la mer, là où les monocoques sont beaucoup plus agréables que les multicoques. C’est sûrement une belle aventure Aventure de faire cela avec ces bateaux-là. C’est aussi très intéressant, car la jauge permet de faire pas mal de recherche et d’études dans tous les domaines, que ce soit l’aéro, les appendices, la carène etc… On peut le constater sur les bateaux de la flotte. Ils sont tous très différents les uns des autres. Il n’y a pas encore une voie qui soit précise et décidée par tous les designers. Cela veut dire que c’est une classe encore en devenir, qui se développe. Et c’est très sympa pour les nouveaux arrivants…. »

C’est une course qui vous intéresse dans le futur ?

« Moi, je m’intéresse à toutes les courses au large ou aux courses côtières. La Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace est une course qui est entrain de se développer. Je crois qu’il y a eu quelques années difficiles, mais c’est reparti avec de nouvelles idées assez ambitieuses pour réduire les budgets. Ou tout du moins les bloquer à l’état actuel. Il y a beaucoup de nouveaux prétendants qui viennent d’horizons différents qui peuvent venir. Cela intéresse d’autant plus des skippers comme moi, qui aimons nous frotter aux meilleurs du monde. Il y a déjà un beau plateau sur cette édition, et on parle pour la prochaine de la venue d’autres skippers très très talentueux. C’est un excellent défi pour les nouveaux arrivants…. »

A part la prestation de Sébastien Josse la dernière fois, en 2005-2006, la course n’a pas attiré beaucoup de Français. Pensez-vous que cela peut changer pour les raisons que vous venez d’exposer ?

« J’espère que cela peut changer ! En France, on est très obnubilé par la course en solitaire. Mais il n’y a pas que cela. Loin de là. Il y a surtout autre chose dans le monde et cela serait sympa que la France amène aussi un équipage dans ce milieu international. Ils sont capables de la faire car il y a beaucoup de talents en France parmi les designers et les équipiers. On n’a peut-être pas encore la bonne culture, mais nous avons notre propre culture qui peut très bien avoir des points très positifs. Moi qui aime beaucoup la régate, la course au large et la course en équipage, la Volvo est une course idéale. C’est un super défi, sans doute encore plus si on revient avec une équipe française qui peut battre les anglo-saxons … (rires)… Je ne suis pas le seul en France à être intéressé. On peut peut-être même se regrouper pour monter quelque chose. Mais espérons qu’il y ait une équipe française.



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