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Trophée Jules-Verne

Possible feu vert pour Orange samedi

Le catamaran quitterait Vannes vendredi soir

mercredi 27 février 2002Christophe Guigueno

image 300 x 158Photo : Ch.Guigueno
Bruno Peyron l’a confirmé lors d’une conférence de presse tenue ce midi à Paris, Orange devrait être prêt pour repartir autour du monde dès la fin de la semaine. L’équipe de l’organisateur de The Race profitera d’une fenêtre météo favorable samedi midi pour partir aux trousses de Geronimo.

"Dix jours après l’accident, la reconstruction tant matérielle que psychologique a pris un chemin positif !" s’est expliqué Bruno Peyron qui avoue que le choc émotionnel a été rude, en particulier lors du retour, tête de mât pendante, vers Vannes. "Mais grâce au chantier Multiplast, on a gagné trois ou quatre jours de délai de réparation. Le mât sera prêt demain soir (jeudi 28). Et la météo nous pousse car il y a une fenêtre possible pour un départ samedi."

Seul souci, les hommes d’Orange attendent les nouveaux haubans en provenance de Boston. "On a renvoyé une partie du gréement dormant aux USA, confirme Peyron. Les haubans neufs devraient être de retour cette nuit à Paris. On pourra alors mâter vendredi dans la journée pour quitter Vannes lors de la marée haute du soir, vers 18-19 heures." Dans ce cas, le catamaran géant mettrait immédiatement le cap sur la pointe Sud de l’île d’Ouessant, sans repasser par la case Brest Brest #brest .

Depuis une des coques d’Orange, Gilles Chiorri, le chef de bord, confirme la bonne avancée des réparations. "Nous nous occupons des finitions du mât et de la pose de l’accastillage". Responsable de météo, le Niçois a aussi étudié les différentes prévisions en provenance d’Europe et des États-Unis. "La fenêtre sera plus pointue que celle du 14 février. Ce sera alors un véritable jeu Jeu #jeu de régate pour rester dans le couloir de vent favorable : ce sera un slalom géant !" s’amuse le Figariste qui a toujours le sens de la formule.

Bruno Peyron, pour sa part, n’est pas en reste question formule. Il revient alors sur cette inversion du sens des départs entre le trimaran gris et le catamaran orange : "Cela va être difficile de partir derrière. C’était une boutade quand nous avions annoncé qu’il valait mieux ’être chasseur que chassé’. Mais nous avons un petit peu de chance dans notre malheur. Une semaine ou deux plus tard, il en aurait été fini du Trophée Jules Verne. Et la fenêtre miracle s’est avérée moins intéressante que prévu. Même si Olivier (scotché sur l’équateur) est parti deux jours plus tard."

"Si on part samedi" poursuit Peyron, "on pourra disposer d’un système d’alizés à 20-25 noeuds. Si on peut faire jeu Jeu #jeu égal avec Geronimo jusqu’à l’équateur, on pourrait très bien se remettre dans le coup pour le record Record #sailingrecord . Il faudra à De Kersauson deux ou trois jours avant que le système météo ne se réinstalle…" Enfin, il conclue avec sagesse "The Race, cela se mérite, le Trophée Jules Verne, cela se mérite. Alors il faut être philosophe dans cette histoire Histoire #histoire ". Un histoire Histoire #histoire qui n’est donc pas terminée.


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