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Groupe Bel

Kito de Pavant : "nous ne connaissons pas encore la vérité"

"nous avons déjà un agenda chargé pour 2009… 25 000 milles dans l’année"

jeudi 4 décembre 2008Redaction SSS [Source RP]

Il y a trois semaines, le monocoque Groupe Bel démâtait dans le Golfe de Gascogne après 28 heures de course dans le Vendée Globe. Profondément meurtri par ce retour prématuré au port, Kito de Pavant rebondit de façon admirable. Avec son partenaire, son équipe et les experts qui entourent le projet, le skipper cherche les raisons de cette avarie et prépare la saison 2009 où son bateau devrait parcourir l’équivalent d’un tour du monde.

L’espar de Groupe Bel s’est brisé en plusieurs morceaux, dans le bas du mât. Il a cassé en tombant d’une vague particulièrement abrupte, pendant la tempête qui a secoué les concurrents au milieu du Golfe de Gascogne. « Nous n’expliquons pas clairement pourquoi le mât a cassé mais nous avons cerné les hypothèses que nous testons actuellement par ordinateur, » explique le skipper. « L’avarie peut venir d’une erreur de ma part. Le tube de carbone lui-même a pu se briser, nous n’excluons pas non plus la rupture d’un câble ou de l’outrigger (longue barre de flèche de part et d’autre d’un mât aile) ou bien même la casse de l’une des pièces métalliques d’accroche dans le mât, » poursuit Kito avant d’ajouter. « Nous avons physiquement peu d’éléments à analyser. Avec les architectes, les calculateurs et les constructeurs Constructeurs #Constructeurs , nous testons donc numériquement tous ces paramètres et jusqu’ici nous n’avons décelé aucune aberration dans les choix qui ont été faits. »

« Notre mât n’a rien de révolutionnaire, ni d’extrême, il est même le plus court de la flotte, » poursuit-il. « Avec le Groupe Bel, nous souhaitons que le bateau navigue rapidement et nous construirons un mât pour le printemps. Si nous ne connaissons pas encore la vérité, nous avons les hypothèses et si rien ne se dégage clairement, nous pallierons aux différents cas de figures avec un coefficient de sécurité encore plus important. »

Le chantier a déjà commencé L’équipe n’a pas perdu une minute. « La coque a été abîmée dans le démâtage. Les réparations sont conséquentes et interdisaient le retour par la mer à Port Camargue dans l’immédiat, » renchérit le skipper. « Groupe Bel rejoindra donc son port d’attache en janvier par camion. En attendant l’autorisation de convoi exceptionnel, les réparations ont déjà débuté dans un chantier proche des Sables d’Olonne. L’étendue des dégâts nous oblige à refaire la peinture intégrale de la coque. »

La saison 2009 se prépare : « Lorsque l’on accepte de relever de tels défis, on en accepte aussi les risques ; l’audace et l’engagement sont depuis toujours les moteurs du développement du Groupe Bel et de ses marques. L’élan reste intact et nous allons travailler avec Kito et son équipe pour préparer les étapes à venir avec la même conviction, » avaient déclaré d’une seule voix, Antoine Fiévet, le Président du Directoire du Groupe Bel, et Gérard Boivin, le Président Directeur général, le lendemain du démâtage. Les actes suivent depuis les mots et Kito mesure au quotidien la valeur de ce soutien infaillible de son partenaire. « Agir et se projeter dans l’avenir sont les meilleurs moyens de dépasser une déception comme celle-ci. C’est une chance énorme de sentir la volonté du Groupe Bel de reprendre au plus vite la compétition et nous avons déjà un agenda chargé pour 2009. Nous devrions courir la Calais Round Britain Race autour des îles britanniques en juin, le Tour de l’Europe Tour de l'Europe #RDP13 au départ d’Istanbul fin août et la Transat Jacques Vabre Transat Jacques Vabre #TJV2015 en novembre. Et nous imaginons déjà des escales auprès de filiales du Groupe Bel dans différents pays. Un programme qui nous fera parcourir 25 000 milles dans l’année, l’équivalent d’un tour du monde ! »

Et toi Kito, comment vas-tu ? « Ce n’est pas facile tous les jours de voir la bagarre passionnante à laquelle se livrent les concurrents du Vendée Globe. Je suis la course en m’interrogeant sur les options que j’aurais prises et j’apprends beaucoup, » confie-t-il avant de conclure. « Les milliers de messages de soutien que je reçois me font aussi chaud au cœur. Ils montrent la portée de notre histoire Histoire #histoire , de notre projet, et témoignent de l’ampleur de la difficulté de ce tour du monde qu’est le Vendée Globe. »

Info presse - Agence Windreport’ / www.groupe-bel.com - www.beltchiztour.com



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