SeaSailSurf®

Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

Kitesurf

Sept Questions Net A : Aurélia Herpin

"C’est en voyant les premiers kitesurfers que j’ai eu envie d’essayer ce nouveau sport"

jeudi 2 mars 2006Christophe Guigueno

La jeune Française Aurélia Herpin est la kitesurfeuse la plus rapide du monde. Championne du monde en titre de la discipline, elle s’est offert un top chrono au dessus de 35 noeuds à moins de 7 noeuds du record Record #sailingrecord masculin détenu par Olaf Marting. Mais si la vitesse Vitesse #speedsailing est sa discipline favorite, Aurelia participe aussi aux épreuves de freestyle et de vagues histoire Histoire #histoire de découvrir d’autres sensations. Mail interview.

1° Aurélia, peux tu te présenter aux lecteurs de SeaSailSurf.com ?

- Aurélia Herpin : J’ai 26 ans, je suis Française installée à Tarifa en Espagne, pour profiter des conditions d’entraînement excellentes offertes par le détroit de Gibraltar. Le vent y est quotidien, variable en force et en orientation, avec une température clémente toute l’année, ce qui est idéal pour bien s’entraîner. Je fais de la compétition en speed et en freestyle (sauts) au niveau international depuis trois ans, et l’an dernier je suis devenue championne du monde de vitesse Vitesse #speedsailing , j’ai également battu le record Record #sailingrecord du monde de vitesse Vitesse #speedsailing avec 35,2 noeuds. En 2005 j’ai gagné une compétition nationale en freestyle en Espagne et je termine 7e mondiale en freestyle. Auparavant, en 2004, j’avais gagné le championnat de France freestyle.

2° Kitesurfer professionnelle ? Comment en vit-on ? Comment se passent tes journées, ton année ?

- AH : J’ai des sponsors : JN kites, Radical boards, Prolimit et 720 ; qui m’aident, et je les remercie. Cependant, je recherche des sponsors surfwear, sunglasses et hors kite qui pourraient m’aider financièrement. Mes journées se partagent entre l’entraînement sur l’eau et l’entraînement en salle de gym (préparation physique avec le team Tarifa Smile). L’hiver est propice à un entraînement poussé en vue de la saison de compétitions qui démarre début avril pour s’achever en novembre.

3° Quel a été ton parcours pour venir au kitesurf Kitesurf #Kitesurf et comment as tu fait la transition vers le professionnalisme ?

- AH : J’ai commencé le windsurf Windsurf #Windsurf à 9 ans, sport que je pratiquais régulièrement. Concernant les autres sports de glisse, j’ai fait un peu de snowboard et de voile également. J’ai fait aussi 8 ans de compétition en tennis au niveau régional. C’est en voyant les premiers kitesurfers à St Brévin (Loire Atlantique) à l’automne 2000 que j’ai eu envie d’essayer ce nouveau sport : j’étais scotchée par la hauteur à laquelle ils pouvaient sauter ! En windsurf Windsurf #Windsurf , on restait bien bas en comparaison. Et c’est cette nouvelle dimension qui m’a attirée. Apprendre à faire du kite était un vrai défi personnel. J’ai commencé à faire quelques compétitions un peu pour voir ce que j’étais capable de faire, et j’ai eu de bons résultats, ce qui m’a donné envie de continuer...

4° As tu d’autres activités nautiques en dehors du Kite et si oui lesquelles ?

- AH : Je ne fais plus de windsurf, je fais un peu de surf Surf #Surf de temps en temps, l’hiver, quand les vagues sont au rendez vous et que le vent est absent. C’est un sport complémentaire au kite.

5° Quels sont tes arguments pour motiver une personne à se mettre au kitesurf Kitesurf #Kitesurf et quels sont les premiers conseils que tu lui donne ?

- AH : C’est un sport magique, qui donne des sensations fortes et diversifiées (en saut, en prise de vitesse, en surf Surf #Surf des vagues). C’est aussi un sport de pleine nature : la seule sensation de glisser sur l’eau est déjà un plaisir. C’est un sport qui peut se pratiquer dans pratiquement toutes les conditions de vent et de mer, à partir de 10 noeuds et jusqu’à 40.

C’est aussi un sport qui s’apprend vite, beaucoup plus vite que la planche à voile par exemple. Il y a de nombreuses écoles de kite ici. Quand on est sportif, deux jours suffisent pour savoir contrôler l’aile, se lever sur la planche et tirer un premier bord. Pour les moins sportifs, cela prend quelques jours, mais dans tous les cas, c’est un sport très accessible. Par ailleurs, l’aile tient dans un sac de type sac à dos, la planche fait entre 1m20 et 1m50 : l’encombrement est donc minimal dans une voiture ou en appartement.

6° La vitesse est-elle ta discipline favorite ? Sinon peux tu nous décrire tes activités "kite".

- AH : Oui c’est ma discipline favorite, mais je m’entraîne autant en freestyle qu’en speed. Je fais des compétitions dans les deux disciplines. J’ai fait aussi ma première compet’ du championnat du monde dans la discipline vagues au Brésil en novembre, j’ai terminé 4e, ce qui est prometteur. J’aime bien changer de terrain de jeu Jeu #jeu , changer de sensations... Le kite nous le permet, autant en profiter. J’essaie de toujours m’adapter aux conditions de vent et de mer du jour.

7° Des challenges comme ceux de Manu Bertin qui a traversé la Manche et la Méditerranée font-ils partie de tes projets ?

- AH : Oui, ce type de traversée en haute mer me fait rêver, j’aimerais vraiment participer à des challenges comme ceux qu’il réalise. J’aime les défis et si un jour j’ai l’occasion de le relever je donnerais tout pour y arriver. Mais pour ce type de projets il faut une bonne infrastucture de suivi et donc des sponsors importants, c’est le problème pour l’instant.


Voir en ligne : Le site officiel d’Aurelia : www.aurelia-herpin.com



A la une