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Orange 2 casse sa mécanique et rentre réparer ses crash boxes

ETA à la base du Défi Français à Lorient pour dimanche

vendredi 20 février 2004Redaction SSS [Source RP]

Bruno Peyron, skipper du maxi-catamaran Orange II a révélé lors de la vacation radio de ce matin, l’avarie intervenue hier lors de sa première journée de course. Il s’agit de la crash box tribord qui s’est arrachée. Le voilier fait donc route retour vers Lorient Lorient L’actualité du port de Lorient et de sa région. pour réparer et reprendre, au plus vite, son tour du monde en équipage.

Mais qui a volé l’étrave d’Orange ?
Photo : Ch.Guigueno / Pipof.com/voile

Bruno Peyron : « L’incident est arrivé hier matin alors que nous naviguions à pleine vitesse Vitesse #speedsailing . Nous nous sommes aperçus au petit matin que nous avions perdu une partie de la crashbox tribord du bateau sur 30 cm. Cela a dû se passer entre 4 et 8 h du matin. On est absolument sûr de n’avoir rien heurté car on l’aurait senti à la barre, donc on n’a pas d’explication précise sur la cause de cette avarie. C’est une partie très délicate à construire qui a peut-être besoin d’être un peu renforcée. Nous allons étudier ce problème avec les équipes d’architectes pour réparer au plus vite et pouvoir repartir. Nous avons donc pris la décision ce matin de faire route sur Lorient Lorient L’actualité du port de Lorient et de sa région. que nous espérons atteindre dimanche matin si les conditions ne nous obligent pas à ralentir encore. Ce qui est très positif par ailleurs, c’est que le bateau a prouvé tout son potentiel au portant en tenant des moyennes de plus de 30 noeuds malgré ses trois tonnes de charge. Il nous reste encore un petit problème de safran que nous avons identifié et qui nous obligera sans doute à lever le pied dans certaines conditions ».

OBJECTIFS : RENTRER, REPARER, REPARTIR...

A la question : comptez-vous pouvoir réparer et repartir, la réponse de Bruno Peyron est claire : « Si nous avions été en plein milieu du Pacifique, la question du retour ne serait pas posée. Mais là, à seulement un jour du départ, il n’aurait pas été raisonnable de ne pas réparer pour repartir dans les meilleures conditions et pouvoir utiliser tout le potentiel de ce bateau. Après discussion ce matin avec les architectes du Gilles Ollier Design Team, nous pensons que le bateau peut-être réparé sous deux à trois jours et que cela peut nous permettre de prendre un nouveau départ dans le courant de la semaine prochaine. Nous avons donc pris la décision de rentrer à Lorient Lorient L’actualité du port de Lorient et de sa région. et de faire refaire les deux étraves du bateau. Pour l’instant nous marchons à 10 noeuds au près avec 30 noeuds de face, donc ce n’est pas si mal ».

ON VA RELEVER LA TÊTE...

Le coup a été rude à encaisser pour l’équipage qui n’avait pas encore pris ses marques après seulement 24 heures 24 heures Record de distance parcourue sur 24 heures de course. Bruno Peyron : « Oui, la première nuit est toujours la plus difficile pour l’équipage. Les rythmes biologiques ne sont pas encore en place, on ne dort pratiquement pas et la fatigue est importante. C’est donc un grand coup d’arrêt difficile à accepter. Psychologiquement, ce fut cependant moins dur que lors de la rupture de la tête de mât du bateau, le jour de notre premier départ en 2002. Aujourd’hui le bateau reste intact même si la rupture de l’étrave produit une grande gerbe d’eau. L’équipage a été exceptionnel de calme et de sérénité. Tout le monde s’est mis immédiatement au boulot. On a décidé d’avaler notre déception, de relever la tête et de nous projeter déjà dans un prochain départ.

L’ETA (Estimate Time of Arrival) du bateau sur la base du Défi Français à Lorient est prévue pour dimanche. La décision a été prise de sortir le bateau de l’eau et d’organiser la réparation sous la direction du chantier Multiplast. Nous espérons pouvoir profiter ensuite du flux de nord qui reste en place. Dans le meilleur des cas, le bateau sera au sec lundi. On espère bien que la fenêtre météo ne se refermera pas devant nous... On va croiser les doigts, rester positifs. Cela nous est déjà arrivé il y a deux ans et l’on n’a pas baissé les bras. Il n’y a pas de raisons que nous n’y arrivions pas à nouveau ».


Voir en ligne : Info Mer & Média / www.maxicatamaran-orange.com


• English digest : Orange II lost her starboard crash box

Bruno Peyron, skipper of the Orange II maxi-catamaran, has revealed during todays audio chat session the nature of the incident that occurred yesterday.

"It happened yesterday morning while we were sailing flat out. We realised at dawn that we had lost 30 cm of the starboard crash box. It must have happened between 4 and 8 AM. Yet we’re positive we did not hit anything, because we would have felt it at the helm, so we do not have any explanation for this problem. It’s a very tricky part to build, so maybe it needs to be reinforced. We’ll study this problem with the architects, in order to repair the boat as quickly as possible and set off again. We took the decision to head towards Lorient this morning, and we hope to be there by Sunday, if the conditions do not force us to slow down. What really is positive is that the boat has proved her potential, sailing downwind at more than 30 knots, despite having 3 tonnes of load onboard. There still remains a small problem concerning the rudders, but we identified it - under certain circumstances, this probably will require that we take it easy."

"After having consulted the Gilles Ollier Design Team, we think the boat can be repaired in 2 to 3 days, which would allow for another start by the middle of next week. We decided to come back to Lorient, and to have both bows rebuilt. For the moment, we’re doing 10 knots with 30 knots of wind on the nose, that’s not so bad. The ETA for our Lorient base is Sunday. We decided to take the boat out of the water and to organise the repairs under the direction of the Multiplast Yard crew. We then hope to be able to take advantage of the northerly winds that are settled. In the best scenario possible, the boat will be on the dock on Monday mo ! rning. Hopefully, the weather window won’t close right in front of us... We’ll remain positive about that and count on our good luck. It happened to us 2 years ago, and we did not give up. There’s no reason why we would not be able to do it this time."



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