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Trophée Jules Verne

Bonne glisse pour Geronimo... gros stress à bord de Kingfisher2

lundi 17 février 2003Redaction SSS [Source RP]


Comme prévu, aujourd’hui le trimaran aux couleurs de Cap Gemini et Schneider Electric a retrouvé du vent de secteur Nord Nord-Ouest. Un nouveau système dépressionnaire qui lui permet de foncer vers l’est, pour ensuite descendre sur le Horn.

« On reste assez haut car une partie de la dépression est forte : des vents d’une cinquantaine de nœuds plein Nord. Nous serons obligés de négocier dedans en arrivant sur le Horn. Sinon ça va bien. On marche autour de 30 nœuds. Depuis quelques heures, et pour la seconde fois seulement depuis que nous sommes entrés dans le Sud, Geronimo a une assez bonne glisse, qui en plus à l’air de tenir ! ».

Actuellement, Olivier de Kersauson et ses 10 hommes d’équipage font route dans 35 nœuds de vent. « Nous sommes très près du vent. Geronimo porte trinquette et grand voile un ris. On a la main sur les écoutes en permanence. D’ici à une vingtaine d’heures, les vents annoncés seront en plein perpendiculaires à la route. Impossible pour l’instant de savoir quelle mer cela va lever, ni comment on va pouvoir se tirer de ça. Vent de travers et mers très fortes ne sont pas obligatoirement des situations très confortables, ni très sûres. En revanche, à la latitude à laquelle nous naviguons, justement pour pouvoir descendre dans la tempête, le risque de rencontrer des glaces a diminué ».

Côté équipage, la fatigue se fait quelque peu sentir. « Le Pacifique a vraiment été dur et décevant. Malheureusement, je pense que ce n’est pas fini. Des heures dures restent encore à venir. Nous serons contents de gagner le Horn ces jours-ci. C’est toujours un moment de satisfaction, synonyme d’un retour vers des latitudes plus clémentes. Du Sud, nous n’avons eu ni la beauté, ni la magie. Seulement des systèmes météorologiques dégueulasses et des mers croisées. C’est même avec plaisir que l’on s’en va ».

L’équipe de Cap Gemini et Schneider Electric a couvert depuis le départ le 11 janvier dernier 17000 milles à près de 19 nœuds de moyenne (en additionnant les distances quotidiennes de point à point).

Information http://www.grandsrecords.com

Position de Geronimo : Jour 37
- Position du bateau à 15H00 TU ce jour : 52°16S.- 110°37 W
- Distance parcourue en 12 heures : 279,6 milles
- Vitesse Vitesse #speedsailing moyenne sur les 12 dernières heures :23,3 nœuds, point à point.


GROS STRESS POUR KINGFISHER2 qui se prépare à subir une grosse dépression. Si Ellen MacArthur et ses équipiers sont bien placés, ils peuvent gagner des milles et épargner le bateau, mais s’ils ne le sont pas, ils seront contraints de ralentir pour éviter la casse...

L’ÉQUIPAGE DE KINGFISHER2 a franchi le MÉRIDIEN DE GREENWICH hier soir et peut maintenant voir défiler les degrés dans l’est vers l’Australie et la Nouvelle Zélande, après quoi il repassera dans l’ouest au niveau du méridien 180 à quelques milliers de milles devant les étraves, soit environ deux semaines de mer. KINGFISHER2 sera alors à mi-parcours...

ENCORE UNE JOURNÉE À PLUS DE 500 MILLES - LA 4e CONSÉCUTIVE ! La position de KINGFISHER2 à 38 degrés sud, lui fait perdre du temps sur le record Record #sailingrecord d’Orange, mais il gagne par contre 8 heures sur le temps de Geronimo. Avec 558 milles à parcourir jusqu’à la longitude du Cap de Bonne Espérance, il est désormais impossible pour Ellen MacArthur et son équipage de battre le temps d’Orange entre Ouessant et Bonne Espérance. Il leur faudrait pour cela afficher une vitesse Vitesse #speedsailing moyenne de 31 noeuds jusqu’à mardi matin à 1h28 GMT...

EMAIL D’ELLEN ce matin

- Au moment où je tape ces mots, nous sommes une fois encore lancés à pleine vitesse sur KINGFISHER2. Je jète un oeil sur la vitesse... oui, on est à plus de 30 noeuds. Nous sommes en train de jouer notre évasion ce matin, en mettant les gaz devant le front froid de la dépression qui approche derrière nous. L’objectif était de progresser le plus vite possible pour rester devant elle. Et c’est ce qu’on a fait. Notre vitesse a avoisiné les 26 noeuds par heure... Et cette fois, bien que le vent soit notre adversaire, les vagues, elles, sont nos alliées. On peut enfin les chevaucher, car même si elles sont grosses, elles sont surtout moins agressives qu’il y a 48 heures...

Les prévisions météo n’ont pas l’air mauvaises pour les prochains jours. La dépression en dessous de nous devrait faiblir et nous permettre de remettre le cap au sud-est. Il fera plus froid dans le sud, mais nous aurons moins de distance à parcourir. La vie est différente dans les mers du sud, vraiment différente. C’est un endroit où même un sac de couchage tout moite représente pour vous le Paradis et où les 4 heures passées sur le pont semblent une éternité, tellement vous luttez pour essayer de vous réchauffer. Oui la vie est très différente, et ce n’est qu’un début...

Information Kingfisher Challenges

LES CHIFFRES : à 07h12 GMT le 17.02.03
- Positions : 38 38’S 07 06’E
- AVANCE / RETARD sur le record Record #sailingrecord  : 9 heures 39 minutes de retard sur Orange (sur le WayPoint5)
- AVANCE / RETARD sur Geronimo : 64 heures et 51 minutes de retard sur Geronimo (sur le WP6)
- DISTANCE PARCOURUE en 24 heures 24 heures Record de distance parcourue sur 24 heures JOUR 18 : KF2 547 milles / Orange 530 milles / Geronimo 366 milles
- DISTANCE DE L’ARRIVÉE : KF2 18089nm / Orange 17934nm / Geronimo 17051nm
- VITESSE du BATEAU au relevé de positions : 19 noeuds Cap 79
- Distance du WayPoint5 42 00’S / 18 28’E (au sud de Cape Town) : 558 milles (distance théorique la plus courte)



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