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Transat en Double

Transat Paprec 2023 : l’ex-AG2R en double mixte sur le même parcours

vendredi 22 juillet 2022Redaction SSS [Source RP]

La Transat Paprec (ex Transat en Double - Concarneau - Saint-Barthélemy, et Transat AG2R Transat AG2R #TALM La Mondiale), propose tous les deux ans à des duos de s’affronter sur l’Atlantique à bord de bateaux strictement identiques, les Figaro Bénéteau 3. Seule transatlantique à armes égales, elle révèle depuis 1992 les talents de femmes et d’hommes professionnel(le)s ou amateur-trice-s, qui viennent relever ce défi sportif et humain. L’édition 2023 signe l’arrivée de deux nouveautés majeures : pour la première fois depuis sa création, son format devient 100% mixte, une initiative portée notamment par l’équipe organisatrice et un nouveau Partenaire Titre : le groupe Paprec. La course, qui revient au printemps 2023 pour sa 16e édition, voit aujourd’hui son avis de course être révélé !

La course fêtera ses 31 ans, mais le parcours ne prend pas une ride : 3900 milles de la Bretagne aux Antilles et plus précisément de Concarneau à Saint-Barthélemy via une porte de parcours aux Canaries.

Sur ce parcours mythique donnant lieu à des options acharnées, la transatlantique à armes égales, courue à bord des Figaro Bénéteau 1 puis 2 et désormais sur la version 3 à foils de ce célèbre monotype Monotype #sportboats , a vu s’illustrer de nombreux skippers comme Michel Desjoyeaux, Florence Arthaud, Jean le Cam, Karine Fauconnier, Thomas Ruyant, Armel le Cleac’h, Charlie Dalin et tant d’autres. Son parcours simple attire les meilleurs marins notamment du fait que tous les duos participent sur le même bateau : dans un engagement de tous les instants, ce sont les hommes et les femmes qui se battent pour faire la différence.

Qui seront les prochains marins à succéder à ces cadors de la course au large… ?

Transat en double ET mixte !

Sous l’impulsion de son Partenaire Titre Paprec, de son organisateur OC Sport Pen Duick, et du soutien de la FFVoile et de la classe Figaro Bénéteau, la Transat Paprec prend néanmoins un tournant en 2023 en devenant, le premier événement de course au large courue en équipage 100% mixte ! Cette compétition de premier plan, inscrite au Championnat de France Elite de Course au large, s’écrit désormais de concert avec les enjeux de la société d’aujourd’hui. L’obligation de composer des duos mixtes doit permettre de faciliter et d’accélérer l’accès à l’excellence dans la voile océanique de compétition pour les femmes.

Cette première au large n’est pas pour déplaire aux marins et en particulier aux anciens vainqueurs de l’épreuve à l’instar d’une Karine Fauconnier pour qui “rien ne changera si on ne met pas en place ces aménagements [...] cela va permettre aux femmes de trouver plus facilement des embarquements”.

Pour le premier vainqueur en 1992, Michel Desjoyeaux “C’est génial d’imposer la mixité sur une transat en course, cela permet de forcer un peu le destin”, un avis partagé par Paul Meilhat qui pense que “cette Transat Paprec va permettre de mettre en place une vraie filière de formation, d’emmener des femmes au Figaro et d’en former un certain nombre qui vont ensuite monter sur des séries et des bateaux plus gros”.

- Inscription : https://forms.monday.com/forms/927d9a4d567af1614b5e8f478ab92bfe?r=use1

Ce qu’ils pensent du double mixte :

Paul Meilhat, skipper : “Dans le milieu, beaucoup sont contre la discrimination positive et notamment les filles qui ont leur fierté et veulent qu’on les considère pour ce qu’elles font, et pas pour ce qu’elles sont. Pour autant, toutes les expériences de ce type ont porté leurs fruits.”

Karine Fauconnier, skipper : “Cette forme de discrimination positive peut avoir des cotés négatifs, mais rien ne changera si on ne met pas en place ces aménagements. Le concept d’une transat en double mixte est une bonne idée, cela va permettre aux femmes de trouver plus facilement des embarquements.”

Michel Desjoyeaux, skipper : “ C’est génial d’imposer la mixité sur une transat en course, cela permet de forcer un peu le destin. Le fait que l’organisateur de l’épreuve puisse se projeter avec son partenaire titre Paprec sur 3 éditions, est également une chance pour se donner la possibilité de mettre ces actions en place. Plus généralement, c’est une bonne idée que de vouloir mettre plus de femmes sur ces bateaux. Notre sport n’est pas réservé à la gent masculine, bien au contraire c’est un des seuls où nous nous battons ensemble, femmes et hommes sans classement distinct.”



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