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Les Sables - Les Açores en Baie de Morlaix

Tanguy Bouroullec : "Je venais pour gagner alors je suis content"

jeudi 6 août 2020Redaction SSS [Source RP]

Tanguy Bouroullec (969 - Cerfrance) a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix ce jeudi à 16h24’35 bouclant ainsi les 197 milles du parcours en première position chez les Proto après 2 jours 03 heures 12 minutes et 35 secondes de course. Ses premières déclarations à chaud.

Vous avez mené les débats du début à la fin ou presque. Que ressentez-vous ?

« Je venais pour gagner alors je suis content. Ça a été une course compliquée, une course de pétole. Je crois que le plus que j’ai vu l’anémo, c’est 10 nœuds. Cette première place, je n’ai l’ai pas volée, ça c’est clair. Il ne fallait rien lâcher. Tonio (Antoine Perrin, ndlr), derrière, a bien tenu mine de rien. Il y a deux ou trois fois où j’ai réussi à prendre à peu de distance mais c’est régulièrement revenu par derrière, comme à Belle-Ile où je suis resté scotché. Au final, ça l’a fait et c’est cool. »

Vous terminez avec 48 minutes d’avance sur le deuxième. C’est une belle opération pour la suite également…

« Oui, c’est bien. J’espère néanmoins que sur les deux prochaines étapes, il y aura un peu plus de vent pour voler un peu avec nos foils, mais c’est cool parce qu’on a réussi à faire un bateau polyvalent et on arrive, par conséquent, à quand même à gagner des courses dans le petit temps. C’était ce qu’on voulait et c’est une satisfaction. C’est la première victoire de ce bateau et j’espère qu’il y en aura d’autres ! »

La patience a, semble-t-il, été un élément important lors de cette première manche…

« C’est clair que ça a été dur nerveusement, surtout cette nuit après Belle-Ile où le vent s’est littéralement arrêté pendant plusieurs heures. Je ne sais pas combien de temps on est resté planté. Il y avait à peine un nœud de vent et du clapot. On ne pouvait pas avancer. Ça a été une phase compliquée parce qu’on ne pouvait même pas aller dormir. Il a fallu rester zen et essayer de grappiller ce qui était possible. »

Qu’avez-vous trouvé le plus dur ? Le fait que ça tamponne régulièrement ?

« Ça, c’est quelque-chose qui a été dur c’est vrai. Chaque fois que j’arrivais à m’échapper un peu, ça revenait par derrière. Mais surtout, le vent était très irrégulier en pression et en direction. Il fallait rester hyper concentré car ça tournait dans tous les sens et il fallait être sur les réglages en permanence. Ça a été assez fatiguant. »

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