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Ian Lipinski : "Ce n’est peut-être ma plus belle victoire, mais elle est belle"

D 14 novembre 2017     H 16:30     A Redaction SSS [Source RP]     > 3872 visites     C 1

#LaRochelle | #Antilles | #mini650 | #MiniTransat | #portrait |

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Ian Lipinski, skipper du voilier Griffon.fr, remporte la Mini Transat La Boulangère 2017 au Marin en Martinique. Le navigateur francilien, lorientais d’adoption, a coupé la ligne d’arrivée de la deuxième étape de cette traversée de l’atlantique en solitaire, sans assistance et sans communication Communication #Communication en tête aujourd’hui à 14h30 après 13 jours 22 minutes 34 secondes de navigation et une trajectoire parfaite.

Ian Lipinski avait remporté la première étape entre La Rochelle et Las Palmas aux Canaries pour 113 secondes. Cette fois, il n’aura pas laissé beaucoup de places à ses adversaires. Ian entre dans l’histoire de la Classe Mini et de la course au large en devenant le premier marin à gagner la Mini Transat en voilier de série et en prototype, le tout consécutivement. C’est une grande victoire pour cet athlète singulier, attachant, ingénieur de formation et qui est venu à la compétition à la voile sur le tard. Ian Lipinski entre ce jour au panthéon des grands navigateurs français.

Ian Lipinski à son arrivée : « Je suis très très heureux. Ce n’est peut-être ma plus belle victoire (Ian pense à sa victoire en 2015 sur la Mini Transat et en série) mais elle est belle. Tout a commencé il y a deux ans en achetant le bateau avec François Mounier, mon ami – partenaire. Griffon.fr est un bateau exceptionnel. Tout s’est vraiment bien déroulé pendant deux ans puisque j’ai gagné l’ensemble des courses auxquelles j’ai participé (17 victoires). Cette Mini, je l’ai vécu avec d’un côté un petit diable qui me disait de pousser sur ma machine et un ange qui me disait d’assurer car assez vite et hélas certains de mes concurrents ont eu des soucis techniques. J’étais devant et il fallait que je gère mon matériel. Après le Cap-Vert, la mer était dure. Il y avait de quoi casser le bateau. J’ai fait vraiment attention et en même temps je serrais les fesses. J’ai passé beaucoup de temps à regarder ma quille. Et puis la première nuit, j’ai pris un gros filet de pêcheur dans ma quille. Le bateau s’est arrêté et j’ai arraché mon spi médium. J’ai réussi à me sortir de ce filet. J’ai ensuite réparé mon spi pendant trois heures ! Cette Mini était très différente qu’en 2015 déjà parce que j’étais en proto mais aussi parce que le parcours était plus long. J’ai passé mon temps encore une fois entre le plaisir de la vitesse Vitesse #speedsailing contrebalancée par la préservation du matériel. Je tiens à remercier ici évidemment Griffon.fr mon partenaire principal et l’ensemble de mes soutiens financiers, ma famille, mes amis… J’ai très envie maintenant de me tourner vers la Transat AG2R Transat AG2R #TALM La Mondiale en Figaro. Je cherche un embarquement, avis aux amateurs. »

ZOOM SUR IAN

Ian Lipinski a grandi à Vanves en Ile-de-France, dans un immeuble collectif que ses parents et des amis ont construit. Une enfance heureuse, entourée de nombreux copains et voisins. Mère institutrice, père chercheur au CNRS en génétique, Ian a enchaîné tranquillement les études jusqu’à l’âge de 13 ans, quand il décide avec l’assentiment de l’autorité supérieure de partir deux ans à l’aventure Aventure aux Antilles pour des navigations sur un vieux gréement dans le cadre d’une association.

Le bac en poche, il se consacre à la physique à l’université d’Orsay jusqu’à la licence. Sa maîtrise est acquise à Pise en Italie, Erasmus est passé par là. A son retour, il s’inscrit à une école d’ingénieur aéronautique à Toulouse. « Je pratiquais le vol à voile et le bateau, l’aéronautique me passionnait. J’ai alors passé deux belles années à étudier l’aérodynamisme » relate t-il. « Entre temps, j’ai découvert les Glénans, une révélation… J’ai alors assez vite encadré des jeunes sur l’archipel l’été notamment en dériveur puis en croisière. Après mes études, plutôt que de réellement me mettre à la recherche d’un job d’ingénieur, j’ai atterri à Paimpol, toujours dans le cadre des Glénans. J’ai encadré pendant trois ans puis ai passé mon brevet d’état. » Ian, avec sa femme et un couple d’ami, décident d’acheter un bateau, un Galapagos 43, unité en acier des années 70. Il vogue pendant un an à la découverte de l’Atlantique Nord. « Je participe aussi à un Mini Fastnet. Je commence à me dire que ces petits bolides de 6m50 sont vraiment sympas, la communauté qui l’entoure aussi. On s’installe à Lorient. » Ian achète un Pogo 2. C’est parti ! Il enchaîne deux belles années de Mini jusqu’à la Mini Transat 2013 à laquelle il prend le départ. « Les conditions sont dantesques sur cette édition. Nous partons avec un mois de retard d’Espagne plutôt que Douarnenez. Ma course s’arrête au bout de 20 heures. A la fin de la première nuit, mon bateau chavire. Je me retrouve à l’envers avec mon Mini rempli d’eau. Je suis récupéré par un cargo. En 2014, je suis contacté par le constructeur d’un nouveau Mini l’OFCET 6.50 et je deviens un peu le pilote d’essai de la première unité. Je participe à l’ensemble de la fabrication de ce bateau. Je réussis à me qualifier et je prends le départ des Sables – Les Açores. La deuxième étape se passe super bien car je suis 3e dans la catégorie des prototypes avec un bateau de série mais pas encore homologué dans cette classe car il y en avait pas dix de construit ».

2015, Ian gagne la Transgascogne puis la Mini Transat, ce qui conclut en beauté ce projet – pari. « Lors de la Mini Transat 2015, j’ai sept heures d’avance sur le deuxième sur la première étape. La seconde étape est plus difficile. Je suis en tête mais Julien Pulvé qui avait 12 heures de retard sur moi me double. Malgré un gros suspense à la fin puisque je perds le contact avec Julien et me fait arrêter dans une bulle sans vent, je gagne mais j’ai vécu trois jours de grosses tensions avec des classements BLU qui ne me rassuraient pas ». Comme souvent sur cette légendaire Mini Transat sans communication Communication #Communication avec l’extérieur, Ian ne sait pas s’il a gagné en coupant la ligne d’arrivée. Les bravos le rassurent. « Je n’avais même plus l’énergie de lever les bras tellement j’avais été au bout ».

La suite, à bord du Magnum, prototype dessiné par David Raison, s’est déroulée comme dans un comte de fée puisqu’Ian a gagné, en 2016 et 2017, toutes les épreuves auxquelles il a participé dont la fameuse Mini Transat La Boulangère aujourd’hui, démontrant un véritable talent au large.

Le palmarès d’Ian Lipinski

  • 2017 : vainqueur de la Mini Transat La Boulangère 2017, de la Lorient BSM, la select Pornichet, la mini en Mai, le trophée Marie-Agnès Peron, le Mini-Fastnet et la Transgascogne
  • 2016 : Champion de France espoir de course au large, vainqueur de la Duo Concarneau, des Sables – Les Açores – Les Sables, du Mini Fastnet, du Trophée Marie-Agnès Péron, de la Mini en Mai, de la Select 6.50, de la Lorient BSM
  • 2015 : vainqueur de la Mini Transat dans la catégorie des voiliers de série et de la transgacogne
  • 2014 : 3e du Championnat de France prototype Mini 6.50
  • 2013 : vainqueur du Mini Fastnet, 3e de l’open demi-clé
  • 2012 : 3e des Sables – Les Açores – Les Sables et du UK Fastnet

- Info presse Agence TB PRESS

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