lundi
23
mai
2005

Rolex Transatlantique Challenge : Petit temps pour un départ en fanfare

lundi 23 mai : C’est sous le soleil et dans un vent de 3 à 5 noeuds que les vingt concurrents du Rolex Transatlantic Challenge se sont élancés. Trois milles milles d’une course sur les traces d’une fabuleuse épopée, celle d’Atlantic et Charlie Barr qui, 100 ans plus tôt, établissait l’incroyable temps de référence de 12 jours, 4 heures, 1 minute et 19 secondes pour la traversée de l’Atlantique.

Après une parade digne des arrivées des grandes Transatlantiques, comme seuls les Américains savent le faire, les concurrents, Maximus en tête, se sont dirigés vers la zone de départ située à proximité de Ambros Light : 15 milles de route au moteur pour ces yachts, qui ont finalement pris le départ dans des conditions de vent très légères.

En effet, le vent soufflait sur zone entre 3 et 5 nœuds. Des conditions qui ont permis à tous ces voiliers de sortir le maximum de toile. Afin de tirer leur épingle du jeu, Maximus et Mari-Cha IV ont été à la recherche de la moindre risée avec, comme ultime arme, un équipier en tête de mât, scrutant le plan d’eau.

Quatre départs ont donc été donnés, un pour chaque classe, afin de garantir la sécurité des bateaux. Le premier coup de canon fut pour la classe des "Grand Prix", suivi de celui pour les "Performance Cruiser" Class 2, puis 3, et pour finir, le départ fut donné aux quatre voiliers classiques. L’impressionnante surface de voile de Stad Amsterdam contrastait avec la vingtaine de mètres de Sumurun, Nordwind et Mariella.

À 14h40, le dernier yacht franchissait la ligne de départ en direction de l’unique point de passage obligatoire, le point Alpha. Un point qui devrait permettre aux équipages d’éviter la dérive des glaces. À l’heure actuelle, Mari-Cha IV et Maximus font une route identique et se disputent la tête du Rolex Transatlantic Challenge. Dans une option plus au nord, Carrera semble tenir la distance et fait d’emblée preuve d’audace : un choix tactique afin de toucher, très certainement, un flux d’ouest plus soutenu.

A 18h30, Carrera prenait la tête de la course grâce à son option nord, tandis que les deux maxis, Mari-Cha IV et Maximus descendent au sud afin de toucher le plus vite possible un flux d’ouest soufflant à l’heure actuelle à 15 nœuds.

L’ensemble de la flotte, assez groupé, évolue dans un flux d’ouest de 5 nœuds et un vent qui ne favorise pas les déplacements lourds à l’image de Stad Amsterdam qui accuse déjà un certain retard.

Classement général provisoire à 18h30 (heure de Paris)

Yacht / Classement réel/Corrigé / Milles de l’arrivée.
- 1er 1 2773,7 milles de l’arrivée MARI-CHA IV
- 2 3 2847,4 MAXIMUS
- 3 2 2845,8 LEOPARD
- 4 1 2815,2 SELENI
- 5 1 2857,4 SOJANA
- 6 2 2819,7 STAY CALM
- 7 2 2808,0 WINDROSE
- 8 4 2814,8 TIARA
- 9 3 2840,0 WHISPER
- 10 6 2820,2 TEMPEST
- 11 3 2825,4 OCEAN PHOENIX
- 12 4 2813,1 SARIYAH
- 13 5 2821,5 DRUMBEAT
- 14 5 2827,6 MARIELLA
- 15 1 2835,0 ANEMOS
- 16 6 2837,1 NORDWIND
- 17 2 2823,4 PALAWAN
- 18 7 2826,2 SUMURUN
- 19 3 2839,4 STAD AMSTERDAM
- 20 4 2844,3 ATLANTIC (1905)

- 
-  2755,0


Samedi 21 mai : Départ reporté de 24 heures pour les maxi monocoquesEn raison des conditions météorologiques très musclées sur Cape Code aujourd’hui, le comité de course du Rolex Transatlantic Challenge a décidé de reporter le départ de 24 heures.

Initialement prévu aujourd’hui à 14h00, heure locale, le départ a été ajourné et les compétiteurs devront attendre demain, dimanche, pour s’élancer à l’assaut de l’Atlantique. Ce report est dû à un système dépressionnaire très actif, avec des vents de l’ordre de 50 nœuds, qui ne permet pas aux autorités compétentes de garantir la sécurité des hommes durant les premières heures de course.

Lors de la réunion des skippers, David Tunick (Président de la commission technique et de conformité du Rolex Transatlantic Challenge) expliquait ce choix : « Avec l’expérience de la Rolex Sydney-Hobart et de la Rolex Fastnet Race, le New York Yacht Club considère qu’il serait irresponsable de donner un départ dans de telles conditions. Les prévisions faites par le “National Weather Service“ ne sont pas optimistes et ont donc conduit irrémédiablement au report de ce départ ».

L’analyse de Mike Sanderson, barreur de Mari-Cha IV et de Mike Slade, sur Leopard of London, semble assez juste. « Les bateaux sont prêts à affronter ce type de conditions mais avec le courant du Gulf Stream qui vient du sud sud-ouest confronté à un vent violent de nord-est, la mer risque de devenir très dangereuse, d’autant plus que les hauts-fonds des “Grand Banks“ amplifieront ce phénomène ».

La majorité des skippers ont également fait part de leur souhait de reporter la date du départ, une démarche très appréciée de la part de David Tunick.

Un départ dimanche semble donc possible, soutient Tunick : « Nous avons étudié les conditions météos durant toute la journée de vendredi et allons recommencer ce matin. Tout ce que je peux dire, c’est que les prévisions pour dimanche demeurent les plus favorables ».


Lundi 2 mai : 100 ans arpès Charlie Barr, l’Atlantique, terrain de jeu des 170 pieds !

Vingt et un des plus grands et beaux voiliers de la planète vont prendre le départ du Rolex Transatlantic Challenge à New York, célébrant le centenaire de la Kaiser Cup ainsi que du record historique de Charlie Barr sur Atlantic.

Le Volvo Open 70 Telefonica Movistar s’est retiré de la course laissant la place à Tempest, un ketch de 80 pieds, classique de chez Sparkman & Stephens, qui appose son nom sur une liste des inscriptions des plus remarquables. A bord de Tempest, Arthur Bugs Baer troisième de l’épreuve Daimler Chrysler North Atlantic Challenge en 2003 pourra compter sur William Hubbard III, membre du New York Yacht Club et son fils, 4e du nom, actuellement capitaine de l’équipe de voile de l’université de Columbia.

Le 21è inscrit sur la liste du « Rolex Transatlantic Challenge » est un autre géant des mers : Drumbeat. Ce monocoque de 174 pieds (53 mètres), plus connu sous le nom de Salperton, a été acquis par son nouveau propriétaire au mois d’octobre dernier. Le mât principal de ce ketch, réalisé en carbone, culmine à 197 pieds de haut, tout comme le deuxième espars, le tout supportant une surface de voile au portant de près de 2500 m2. Pour compenser une telle surface, Drumbeat possède une quille avec un lest avoisinant les 91 tonnes.

Hormis le 3 mâts de 77 mètres : Stad Amsterdam, chartérisé par les membres du Storm Trysail Club, Tiara et Drumbeat sont les plus grands inscrits dans le « Rolex Transatlantic Challenge ». Quasi identique, Drumbeat et Tiara vont très certainement batailler ferme sur l’Atlantique : du match Racing en 174 pieds, un vrai régal pour les barreurs et les équipiers. « Je pense que l’aspiration pour le propriétaire est de célébrer le centenaire d’une grande épreuve ainsi que l’opportunité de se mesurer dans une course à Tiara » commentait le skipper anglais de Drumbeat, Julian Spier. « Et, participer aux manifestations d’avant et d’après course au New York Yacht Club et au Royal Yacht Squadron constitue un véritable attrait ».

Tiara et Drumbeat sortent tous deux des planches à dessin du cabinet d’architecture naval Dubois ainsi que du chantier Alloy Yachts, tout comme le 140 pieds Whirlaway. Malgré ce point commun, les deux monocoques se distinguent en certains points.

Lancé en 2004, Tiara est de deux ans plus jeune que Drumbeat et d’une longueur très légèrement supérieure (1m30). En outre, Tiara possède une zone d’atterrissage pour hélicoptère à son bord. Mais la plus grande différence réside dans la mâture, Tiara est un sloop alors que Drumbeat est gréé en ketch.

« Je pense qu’en terme de surface de voile et de performance, nous avons un avantage au portant, alors qu’au près Tiara devrait davantage sortir son épingle du jeu”, soulignait Spier.

Si le plan de voilure de Tiara lui permet de hisser des voiles plus grandes en surface, Drumbeat, quant à lui, peut porter plus de voiles et plus particulièrement un spi gréé entre les deux mâts et synonyme de meilleures performances au portant, situation que devrait rencontrer les concurrents sur une bonne partie de la traversée.

L’autre avantage de Drumbeat concerne son équipage dont l’expérience en course est indéniable et ceci grâce à de nombreuses régates en Méditerranée et dans les Caraïbes.

Pour le « Rolex Transatlantic Challenge », Spier, le skipper de Drumbeat, compte naviguer avec un équipage composé de 18 à 20 hommes divisé en trois équipes. L’aide de l’hydraulique pour les winchs ainsi que pour les enrouleurs permettrait à Drumbeat d’être mené par un équipage réduit. Six hommes seraient alors capable de faire naviguer ce géant de 53 mètres. « Nous aurons des barreurs éprouvés qui savent manœuvrer et faire avancer le bateau », ajoute Spier. Ed Dubois, l’architecte du bateau, sera à bord lors de cette traversée. Il n’y aura pas de gros changement dans la configuration du bateau mais le superflu sera débarqué, comme l’annexe.

Pour le moment Tiara et Drumbeat sont à Antigua, tout comme de nombreux autres concurrents du « Rolex Transatlantic Challenge », à l’image d’Anemos et de Windrose qui prendront la mer en direction de New York la semaine prochaine.

Info Thomas Campion

Mots-clés : Mono maxi

Derniers commentaires
Précédentes actualités dans : MER

17 mai 2005 : Sept ans après avoir créé Transfert et Transfert.net, Christophe Agnus lance un nouveau magazine qui sera disponible en kiosque à partir du mardi 17 mai. Il s’agit de Nautilus un mag de 100 pages dédié à la mer…
Sous-titré « Des océans et des hommes », Nautilus s’intéresse à tous les aspects de (...) suite
28 avril 2005 : Lundi 25 avril, à Paris, dans le cadre prestigieux de la cour intérieure du lycée Carnot, devant près de 3 000 personnes, le Syndicat de la presse magazine et d’information (SPMI) a proclamé son palmarès des « Meilleurs magazines de l’année ».
Cette soirée, présidée par l’écrivain Erik (...) suite
26 mars 2005 : Samedi 26 mars : Maud Fontenoy n’est plus qu’à quelques heures de l’exploit, la traversée de l’Océan Pacifique à la rame. Une première féminine réalisée en 72 jours pour 6 900 km parcourus.
C’est vers 10h ce matin qu’elle devrait atteindre la pointe nord de l’île d’Hiva Oa aux Marquises (...) suite
13 mars 2005 : Le très prisé esturgeon beluga est au bord de l’extinction. Cette magnifique espèce âgée de 250 millions d’années, parfois appelée « fossile vivant », produit le caviar beluga du monde entier. Sa population a été exterminée à 90% dans la Mer Caspienne au cours de 20 dernières années par sur (...) suite
11 février 2005 : Le Vendée Globe inspire les chanteurs. Cette fois-ci c’est le frère de Karen Leibovici qui s’y colle. Et c’est pas mal…
"Voici la version finale qui sort tout juste de studio" nous écrit Séverine Robic qui tente de promouvoir le CD de Roch Leibovici. "Roch, comédien-chanteur, a composé et (...) suite
SeaSailSurf.com : A la Une

mercredi 19 juin : C’est maintenant ou jamais. Malgré la fatigue accumulée pendant ces 17 jours de course, malgré les amertumes à peine digérées et au nom des espoirs toujours vivaces d’exceller à Dieppe, il va falloir tout donner dans cette quatrième étape. Ce sera un dernier combat de 520 milles (retour au parcours initial), très technique et musclé sur la fin. Départ demain jeudi à 13 heures. La (...)
Route des Princes
Le MOD70 Spindrift a coupé la ligne d’arrivée au petit matin à 06h37 mn et 48 secondes (heure française) à peine 6 minutes devant Edmond de Rothschild et Oman Air - Musandam. En Multi50, Actual sort grand vainqueur d’un duel aux couteaux de 1 100 milles avec son rival FenêtréA-Cardinal. Cinq petites minutes les séparent ! Rincés, fatigués, les équipages ont vécu cette deuxième étape de la Route des Princes comme un jeu passionnant sur le grand échiquier de l’Atlantique.
Redaction SSS [Source info presse] : 1 2 Bons coups et régularité pour Spindrift Ils sont partis sur les chapeaux de roue les grands trimarans. La dépression les a cueillis au cap Finisterre leur permettant de cravacher et d’allonger la foulée malgré la mauvaise mer de face. Au portant, les bateaux se sont livrés à une course-poursuite à plus de 30 nœuds. Il a fallu ensuite négocier la remontée du golfe de Gascogne (...)
A 04 h 37mn et 48 s TU, le MOD70 Spindrift, skippé par Yann Guichard, a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la Route des Princes (Lisbonne-Dùn Laoghaire). Il aura mis 2 jours 15 heures 37 mn et 48 s. Sa vitesse moyenne sur le parcours théorique de 990 milles est de 15,4 nœuds. Mais il a parcouru en réalité 1 178 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 18,51 (...)
Course au large
La Classe OCEAN50, créée à l’initiative de Michel Desjoyeaux, réfléchissait depuis plusieurs mois au projet d’un événement fondateur pour les futurs monocoques OCEAN50. Ce projet prend aujourd’hui forme grâce au travail mené en commun par la société Mer Agitée de Michel Desjoyeaux, le Bureau d’étude Mer Forte dirigé par Denis Juhel et la société d’organisation Mer & Média. Il s’agit du projet de création originale d’une nouvelle course autour du monde en solitaire, de la Bretagne à la Bretagne, sur le parcours du tour du monde par les trois caps, avec escales dans les départements et territoires français d’Outre-Mer.
mardi 18 juin • Redaction SSS [Source info presse] : Sur une idée originale proposée par Mer & Média et validée par la Classe OCEAN50, cette nouvelle course autour du monde baptisée provisoirement BREIZH WORLD TOUR a été présentée le 29 mai dernier à Brest aux représentants de Brest Métropole Océane, de la Région Bretagne et du Conseil général du Finistère. La première édition de ce nouvel événement qui se déroulera tous les 4 ans, en (...)
Little America’s Cup
Le premier catamaran de l’histoire construit en TPT – Thin Ply Technology – a tiré ses premiers bords au large de la Grande-Motte. Un véritable événement pour le team Hydros, qui constitue l’aboutissement de plusieurs mois de recherche et de construction. Objectif : remporter le Championnat du Monde des Class C, surnommé Little America’s Cup, à Falmouth en septembre.
Redaction SSS [Source info presse] : « C’est un très grand moment pour toute notre équipe, ainsi que pour toutes les personnes et les entreprises qui ont été impliquées dans le développement de ce voilier unique au monde », déclare Jérémie Lagarrigue, responsable du projet Hydros et skipper de l’un des deux voiliers. Soutenu par la banque Lombard Odier & Cie, dessiné par le design team Hydros en collaboration (...)
Vidéo à la une
Plus de vidéos sur TV.seasailsurf.com

Le Mag
Distributeurs



Insérez votr pub ici • Infos sur pub.seasailsurf.com

Réseaux
SeaSailSurf.com on Facebook




Les Pins de
SeaSailSurf

National Muscadet à

12 juin

National Muscadet à Lorient. >>> www.apmuscadet.com

Le Salon Nautique 20

29 mai

Le Salon Nautique 2013 en "Sea"

Le Salon Nautique 20

29 mai

Le Salon Nautique 2013 en "Surf"

Follow Me on Pinterest



SeaSailSurf ® est une marque déposée • Contact licence : Pipof.com
www.SEASAILSURF.com et www.SEASAILSURF.fr sont conçus, hébergés et édités par Pipof.com • © 1998/2012