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#Imoca

Sébastien Simon : "C’était important d’être dans les premiers à mettre mon bateau à l’eau car selon moi, la course commence maintenant"

vendredi 19 juillet 2019Redaction SSS [Source RP]

Après 7 mois d’assemblage dans les locaux du team à Port-La-Forêt, ARKÉA PAPREC est sorti du hangar aujourd’hui, dévoilant sa carène plate destinée à exploiter toute la performance des foils qui seront posés dans les jours qui viennent. Un rêve qui se réalise pour Sébastien Simon, lui qui n’avait jamais navigué en IMOCA il y a quelques mois seulement.

Le skipper sablais, qui prendra le départ du Vendée Globe en novembre 2020, ne cache pas sa joie et sa satisfaction de mettre enfin à l’eau son bateau, un bateau pour lequel il s’est beaucoup impliqué.

« La construction était une partie du projet passionnante, c’est ce que je rêvais de faire. Ce bateau est à mon image. Nous nous sommes beaucoup améliorés par rapport aux bateaux de l’ancienne génération ».

Juan Kouyoumdjian, Vincent Riou et Sébastien Simon ont attaché une attention toute particulière au centre de gravité et au développé de surface du bateau :

« nous ne pouvons pas faire beaucoup mieux. Et nous avons tenu un rapport de poids qui est plutôt très bon, peut-être même meilleur que PRB qui est un bateau très léger. »

Dessiné par l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian, le 60 pieds a été réellement pensé autour de ses foils, pièces maîtresses d’ARKÉA PAPREC. Un objectif a guidé le travail de l’architecte et de Vincent Riou, directeur technique du projet : permettre à Sébastien Simon de prendre le départ du Vendée Globe à bord d’un bateau taillé pour le tour du monde sans escale et sans assistance.

« C’est un foiler, nous l’avons conçu selon la nouvelle règle de jauge. La carène que nous avons imaginée permet d’exploiter davantage la performance des foils », explique Juan K. « Dans les vitesses basses, la coque est primordiale et dans les hautes vitesses, ce sont les foils. Il faut donc utiliser les statistiques et accepter de faire des compromis sur le design. »

Vainqueur du Vendée Globe en 2004, Vincent Riou a coordonné la construction de ce foiler nouvelle génération, dans ses locaux à Port-La-Forêt. Celui qui avait déjà fait construire pour lui deux bateaux pour le Vendée Globe (un plan Farr et un plan VPLP / Verdier) a choisi cette fois d’assurer l’assemblage de A à Z. Avec Sébastien, il a fédéré les expertises d’une quarantaine de personnes qui s’est investie pleinement dans la construction d’ARKÉA PAPREC. Une expérience incroyable sur le plan humain et une méthodologie qui a permis de maîtriser toutes les phases de cette construction jusqu’à la révélation ce jour des formes du monocoque.

Vincent Riou : « C’est un super bateau que l’on a construit avec une très belle équipe. Nous avons fait de l’orfèvrerie. Le bateau est superbe, mieux encore que ce que j’imaginais. Mais ma plus grande fierté est d’avoir réuni des femmes et des hommes autour de ce projet, d’avoir construit un groupe avec des expertises différentes, un groupe qui s’est très bien entendu durant toute cette phase de construction. »

ARKÉA PAPREC a été sorti du hangar en cette fin de journée et installé au-dessus de la fosse permettant la mise en place de sa quille. L’IMOCA de Sébastien Simon sera mis à l’eau demain puis équipé de ses foils la semaine prochaine.

Les premières navigations auront lieu dans les jours qui viennent.

« C’était important d’être dans les premiers à mettre mon bateau à l’eau car selon moi, la course commence maintenant », ajoute Sébastien. « Cela me met en confiance. La Rolex Fastnet Race sera un bon galop d’essai. Il y aura sans doute des éléments à ajuster sur le bateau mais au moins, cela va nous permettre de naviguer. »

Le skipper d’ARKÉA PAPREC disputera la course en double avec Vincent Riou, au départ de Cowes samedi 3 août.



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