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Las Palmas de Gran Canaria - Le Marin

Mini-Transat La Boulangère : Jorg Riechers 2e devant Simon Koster au Marin

mercredi 15 novembre 2017Redaction SSS [Source RP]

Pendant les travaux, la régate continue… Les arrivées ont beau se succéder au port du Marin, pour l’écrasante majorité des coureurs, il faudra encore quelques jours de mer avant d’atteindre leur Graal, le ti-punch de l’arrivée qui signifie que l’on fait maintenant partie de la tribu de ceux qui l’ont fait.

D’ici quelques heures, le ponton de la Mini-Transat Mini-Transat #MiniTransat La Boulangère aura enregistré l’arrivée de cinq prototypes et du premier des bateaux de série. Après Ian Lipinski (Griffon.fr), Jörg Riechers (Lilienthal), Simon Koster (Eight Cube Sersa) et Andrea Fornaro (Sideral), la Martinique s’apprête à accueillir Keni Piperol (Région Guadeloupe) la coqueluche antillaise et, presque dans le même tempo, Erwan Le Draoulec (Emile Henry) qui est en passe de devenir le plus jeune vainqueur de toute l’histoire de la Mini-Transat Mini-Transat #MiniTransat .

Série : le podium n’est pas encore joué

Ils sont quatre à se tenir en 20 milles derrière Erwan Le Draoulec. Si Clarisse Crémer (TBS) s’accroche à sa deuxième place, elle est talonnée par Tanguy Bouroullec (Kerhis Cerfrance) qui, faute de lui voler la place de dauphine au classement général, peut encore espérer grimper sur le podium s’il arrive à combler les 2h15mn de retard sur Benoît Sineau (Cachaça II). Autant dire que les derniers milles risquent d’être sous très haute tension et que la moindre faute pourra se payer très cher. Clarisse Crémer qui semblait en retrait depuis quelques jours a, semble-t-il, retrouvé du poil de la bête depuis que les écarts se sont resserrés. Il reste que dans un vent mollissant et virant progressivement sur une composante un peu plus sud, les moindres décalages peuvent prendre des ampleurs qui feront peut-être le désespoir des uns ou la félicité des autres. A priori, cette nouvelle composante aurait tendance à favoriser ceux qui seront les plus au nord, qui pourraient bénéficier d’un meilleur angle pour rejoindre le canal entre la Martinique et Sainte-Lucie.

Petits arrangements entre amis

Quand le peloton pointera le bout de son étrave, on aura la révélation de ce que l’on pouvait pressentir depuis les îles du Cap-Vert. Plusieurs concurrents ont décidé de chasser la performance en meute, s’accordant sur la stratégie à suivre. Certains sont obligés de trouver des biais quand la technique les lâche. Melchior Treillet (Boulègue) et Julien Mizrachi (UNAPEI) ont pris l’habitude de se concerter sur la route à suivre, car naviguer de conserve est autrement plus rassurant et convivial. Mais voilà que par malheur, le micro de VHF de Julien a rendu l’âme. Qu’à cela ne tienne, Melchior fera les propositions stratégique et Julien répondra oui ou non en actionnant une ou deux fois sa pédale de VHF. R2D2 m’as-tu bien compris ?

Ils ont dit à l’arrivée :

Jörg Riechers (Lilienthal) : « C’est normal que Ian gagne. Il a fait le projet parfait : il a acheté le meilleur bateau, il s’est entraîné pour être prêt, il a du talent, on ne peut pas faire mieux. On pourrait presque faire un manuel : comment j’ai gagné la Mini-Transat. Moi, c’est un projet anarchiste, baba cool. J’arrive avec un bateau neuf, je ne me suis pas entraîné et je finis deuxième.

L’option sud, c’était vraiment un choix réfléchi. Chaque fois que je montais au nord, c’était orageux, plus au sud j’ai rencontré des conditions plus stables. Mais je reste à penser que, vu la manière dont ce projet s’est monté, finir deuxième, c’est quasiment un miracle. Ça vaut un Vendée Globe ou une Route du Rhum Route du Rhum #RouteDuRhum . »

Simon Koster (Eight Cube Sersa) : « Cette troisième place me va vraiment très bien. C’était grosso modo, l’objectif que je m’étais fixé. Après la première étape, le jeu restait très ouvert, même s’il y avait un peu de monde devant. Comme d’habitude, la traversée de l’Atlantique a redistribué la donne. Déjà, il y avait Ian (Lipinski) qui ne pouvait que se battre lui-même. Nous avons des bateaux trop proches l’un de l’autre et j’ai un petit déficit de vitesse Vitesse #speedsailing par rapport à lui. Il aurait fallu un bateau différent comme le 800 (le bateau d’Erwan Le Mené) pour espérer l’inquiéter.

Du plaisir ? C’est sur cette édition que j’en ai eu le plus. En 2013, c’était très compliqué avec une course en une seule étape. En 2015, j’ai couru après le temps. Là, j’étais prêt et de plus on a trouvé des conditions idéales. Certains jours, je me disais que la course pouvait durer encore 2000 milles, tellement c’était plaisant. »

Pointage le 15 novembre à 16h (TU+1)

Prototypes

  • 2 Jorg Riechers (Lilienthal) arrivé le 15 novembre à 02h 12mn 46s (TU+1)
  • 3 Simon Koster (Eight Cube Sersa) arrivé le 15 novembre à 13h 04mn 10s (TU+1)
  • 4 Andrea Fornaro (Sideral) à 15,8 2 milles de l’arrivée
  • 5 Keni Piperol (Région Guadeloupe) à 64,9 milles
  • 6 Quentin Vlamynck (Arkema 3) à 149,3 milles

Série

  • 1 Erwan Le Draoulec (Emile Henry) à 72,5 milles de l’arrivée
  • 2 Clarisse Crémer (TBS) à 94 milles
  • 3 Tanguy Bouroullec (Kerhis Cerfrance) à 94,4 milles
  • 4 Benoît Sineau (Cachaça 2) à 107,2 milles
  • 5 Thomas Dolan (offshoresailing.fr) à 114,5 milles

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