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Solitaire du Figaro

Michel Desjoyeaux : "[Yann Eliès] S’il ne fait pas le con, il a peut-être gagné la Solitaire"

22e à Porto, MichDesj compte 2h21 de retard sur le vainqueur de la 1re étape

jeudi 6 juin 2013Redaction SSS [Source RP]

En coupant la ligne d’arrivée à Porto mercredi après midi à 18 h 24 min 32 sec, Michel Desjoyeaux s’est adjugé la 21e place de la première étape de la Solitaire du Figaro Solitaire du Figaro #LaSolitaire – Eric Bompard cachemire. Il concède 2 heures et 21 minutes à Yann Eliès, superbe vainqueur d’étape.

Au terme de quelques 77 heures de course, le skipper du Figaro TBS s’avouait déçu du résultat mais satisfait de sa première partie de course. Il est vrai que pour son retour sur la Solitaire après quatre ans d’absence, le breton aura été l’un des grands animateurs de ce premier acte. Leader à mi-course et partisan d’une option ouest au passage du Cap Finisterre, Michel aurait pu, d’après Yann Eliès, « tuer la course et peut-être même la Solitaire avec un peu de réussite ». Mais hélas pour lui, celle-ci lui fit défaut au moment crucial. En tout état de cause, malgré le retard concédé à l’arrivée, Michel a prouvé qu’il faudrait compter sur lui une fois encore. Mais pour l’heure, place à un repos bien mérité…

Michel, après près de 80 h de bataille intense, dans quel état de fatigue arrives-tu à Porto ?

« Bien fatigué. Je n’ai dormi que quelques minutes à la barre les deux premiers jours et un peu plus la nuit dernière. Et puis j’ai perdu beaucoup d’énergie à mi-course quand il a fallu que je monte dans le mât : un mousqueton de drisse de spi s’était ouvert après un départ au lof. Arrivé dans la pétole, je suis donc monté le récupérer histoire Histoire #histoire de pouvoir manœuvrer par la suite. ça m’a bien vidé… »

A chaud, quel bilan dresses-tu de cette première étape ?

« Il y a eu du bon tout le début puisque je suis arrivé à la pointe espagnole en tête. J’avais même fait un joli trou au Cap Finisterre avec juste un bateau derrière moi et les autres à environ 5 milles… Mais le problème c’est que la ligne d’arrivée, elle est à Porto ! A partir de là, le vent est tombé. Je me suis arrêté, le vent est rentré par derrière et j’ai vu tout le monde passer et moi je suis resté scotché. C’est un peu énervant mais c’est comme ça. Après, j’ai tenté quelque chose au large pensant qu’à la côte ils allaient se prendre un enterrement de première classe. Et puis finalement ils sont passés. ça ne s’est pas du tout passé comme je l’avais pensé, voilà tout… »

Tu concèdes plus de deux heures à Yann Eliès... c’est beaucoup ?

« Il a creusé un trou important, c’est clair. Cette victoire il l’a méritée. S’il ne fait pas le con, il a peut-être gagné la Solitaire. Maintenant les prochaines étapes sont quand même compliquées et tant que la ligne d’arrivée finale n’est pas franchie, il peut se passer encore beaucoup de choses. Pour ma part, je dois avoir un paquet de dix bateaux à moins d’une demi heure. Si je suis capable de ressortir des choses comme j’ai fait sur la première partie de cette étape, il y a moyen de jouer encore. La route est longue. »



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