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#VG2012

François Gabart : "Il n’y a pas de stratégie par rapport à Armel [Le Cléac’h]"

"mais une stratégie par rapport à la course qui est d’aller le plus vite possible"

vendredi 23 novembre 2012Christophe Guigueno

Il y a quelques jours, Jean Le Cam confiait naviguer en tenue d’Adam. Heureusement, il n’a pas transmis d’image. François Gabart se montre, par contre, torse nu, alors qu’il navigue en deuxième place du Vendée Globe, à quelques milles du leader Armel Le Cléac’h. En chasse derrière le Chacal, il explique - lors d’une interview réalisée par son service de communication - qu’il cherche à "aller le plus vite possible".

François Gabart : « Il n’y a pas de stratégie par rapport à Armel, mais une stratégie par rapport à la course qui est d’aller le plus vite possible. Dans les conditions stables du moment, j’essaie de me concentrer sur les réglages du bateau Macif et sur mes sensations. Après, il va y avoir de la stratégie météo, avec l’océan Atlantique Sud grand ouvert devant nous et un anticyclone de Sainte-Hélène à gérer, qui peut laisser place à des options assez différentes. Soit tu optes pour une route extrême à l’ouest le long du Brésil, soit pour une trajectoire plus à l’est le long de la route directe pour davantage « couper le fromage ». J’essaie de me laisser le maximum de choix le plus longtemps possible. Je ne veux pas me mettre trop rapidement dans une option fermée, sur laquelle je ne pourrais pas revenir. La météo reste une science incertaine, l’idée est d’affiner la stratégie eu fur et à mesure pour prendre le moins de risques possible. »

Dans le groupe de tête de cette édition du tour du monde, le skipper du bateau Macif est le seul à n’être jamais allé naviguer dans le Grand Sud - le seul autre bizuth encore en course est Tanguy de Lamotte. Engagé sur la Barcelona World Race 2010 en double sur le bateau de Michel Desjoyeaux, il avait arrêté son tour du monde au Cap, en Afrique du Sud, à la suite d’une avarie de mât. Cette fois-ci, le revoilà parmi les leaders malgré son inexpérience des "mers australes".

« Comme depuis le début du projet, les deux sentiments sont liés : j’ai une fascination et une envie énorme d’aller naviguer dans les mers du Sud, mêlées à une crainte, parce que je sais que ce sera une navigation difficile, qu’il y aura des moments durs à bord de Macif dans ces mers australes. »


Voir en ligne : Source www.macifcourseaularge.com



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