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Volvo Ocean Race

Ken Read : "Mon business, c’est de gagner une course à la voile et de vendre des vêtements"

mardi 10 janvier 2012Information Volvo Ocean Race

Moyen-Orient, Asie, plan anti-pirates, sécurité : c’est sûr, le parcours de la Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace 2011-12 est bien différent de la route originelle de la course. Alors que la flotte fait escale à Abu Dhabi, c’est le moment de revenir sur cette évolution influencée par les mutations géo-politiques et économiques mondiales.

Déjà à l’époque de la Whitbread, la commercialisation de la course avait commencé. À partir de 1981, des marques comme Steinlager, Rothmans et Fisher & Paykel finançaient des équipages professionnels autour du monde.

Entre 1998 et 2001, Volvo succède à Whitbread en tant que propriétaire et organisateur de l’épreuve. Les choses s’accélèrent. Lors de la dernière édition, en 2008-09, on comptait déjà une escale indienne (Cochin), une à Singapour, une chinoise (Qingdao) et même une arrivée en Russie (Saint Petersbourg).

En 2012, avec la première escale moyenne-orientale de la course à Abu Dhabi, un nouveau pas est franchi. Sans compter la présence dans la course de marques d’envergure internationale, comme PUMA, Groupama, CAMPER, Telefónica ainsi que les offices de tourisme d’Abu Dhabi et Sanya, si on se limite aux seuls partenaires de teams.

Et ces marques grand public ont leurs exigences, comme l’explique Ken Read, le skipper de PUMA Ocean Racing powered by BERG :

« Cela me frappe à chaque fois qu’on me demande pourquoi la Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace ne suit plus la route traditionnelle autour du monde comme le faisait la Whitbread. Le fait est qu’on vit dans un nouveau monde. C’est réel : tous les sports se commercialisent.

« Je tiens pour certain que PUMA ne se serait jamais investi dans la dernière course (2008-09) si on n’était pas allés en Chine.

« Mon business, c’est de gagner une course à la voile et de vendre des vêtements, des baskets et des hélices. La meilleure manière de faire ça, c’est de bien marcher dans cette course.

« On est au Moyen-Orient, c’est un fait, on va en Chine et à différents endroits autour du monde, ou bien aucun de nos sponsors ne serait là.

« Pour BERG, c’est important de venir au Moyen-Orient. C’est concret. Les jours d’antan sont passés, nous sommes dans le présent. En tant que marins, nous devons nous adapter et je pense que la course s’est elle-même très bien adaptée. »

Autre réaction, celle de Sophie Roy - Responsable Evénementiel chez Groupama :

"Nous n’avons pas d’objectifs commerciaux particuliers à Abu Dhabi. Mais cette escale fait partie d’un package que nous avons acheté en nous inscrivant au départ de la Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace et que nous prenons dans sa globalité. Si Abu Dhabi n’est pas une cible pour nous, il n’en est pas de même pour l’escale chinoise qui est très importante pour Groupama puisque nous avons signé il y a un an une joint-venture avec l’avionneur chinois AVIC. Cette escale à Hainan représente pour Groupama une excellente opportunité d’activer ce partenariat. »

"La course ne pouvait économiquement pas passer à côté du Moyen-Orient et de l’Asie. Alors tout comme l’organisateur, les concurrents s’adaptent à cette nouvelle situation mondiale, "

témoignait à son tour Franck Cammas, skipper de Groupama 4.

Faire escale dans une nouvelle région du monde est aussi l’occasion de faire découvrir la voile à de nouveaux publics. C’est bien l’espoir de Ian Walker, double médaillé olympique et skipper d’Abu Dhabi Ocean Racing.

« C’est excitant que ce genre de course vienne à Abu Dhabi. L’Émirat a une forte histoire nautique - j’ai été assez chanceux pour aller sur l’eau quand 120 boutres locaux naviguaient.

« Quand on est arrivés, j’ai trouvé que l’accueil du public était émouvant et j’espère qu’Abu Dhabi Ocean Racing attirera des jeunes vers ce sport. Peut-être qu’on verra un fort développement du sport ici. »

Les adeptes des courses au large classiques et les fans d’images des longs surfs sur les mers du Sud ne devraient pas être déçus - c’est le directeur général de la course Knut Frostad qui l’affirme.

« Cette fois, la course emmène les marins là où ils n’ont jamais régaté et les met face à de nouveaux défis.

« Nous avons aussi une étape dans les mers du sud qui devrait faire plaisir aux fans de voile. Quand la flotte quittera Auckland, les bateaux entreront ensemble dans le grand Sud et on devrait voir une compétition serrée jusqu’à Itajaí, au Brésil. »



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