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America’s Cup World Series

Emirates Team New Zealand remporte l’America’s Cup World Series Cascais

dimanche 14 août 2011Information America’s Cup

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Emirates Team New Zealand signe un très joli coup aujourd’hui, remportant avec panache cette ultime régate en flotte pourtant menée par Spithill durant la première moitié du parcours. Les Néo-Zélandais gagnent le titre de vainqueur de l’America’s Cup America's Cup #AmericasCup World Series Cascais. Rendez-vous à Plymouth du 10 au 18 septembre pour la suite des AC World Series, avant San Diego en novembre.

Dimanche, les neuf catamarans des huit équipes engagées dans cette première étape du nouveau circuit des AC World Series se sont affrontés lors d’une régate de 40 minutes dont le résultat final déterminait le classement général de l’étape de Cascais.

Cet après-midi, la brise de Nord était plus tonique (jusqu’à 25 nœuds) mais peu établie sur le plan d’eau, ouvrant de sacrés pièges sur la zone. Sur les deux premiers bords, ORACLE Racing Spithill joue les risées dans le bon timing et contrôle Barker. Larry Ellison, le grand patron de l’équipe américaine assiste in situ à sa première régate à bord de l’AC45 AC45 #AC45 N°4.

Barker guette l’opportunité de revenir et de tourner la page d’un samedi en demi-teinte pour les Kiwis. Le skipper néo-zélandais force la porte sur le second portant. Spithill glisse à gauche et Dean va chercher de la pression au centre du cadre. L’accélération est nette. Le catamaran d’ETNZ passe pleine balle sous le vent de celui d’OR Spithill. La Nouvelle-Zélande emporte la manche et le titre. Solide de bout au bout, Artemis Racing réussit à s’intercaler dans les derniers mètres et monte sur la seconde place du podium, complété par Spithill, suivi de Coutts en 4e position.

Depuis le début des épreuves et malgré l’énergie dépensée, l’équipe de Green Comm Racing (ESP) n’arrivait pas à concrétiser. Chose faite dimanche avec cette 5e place accrochée avec « un esprit d’équipe à bord qui s’est renforcé comme jamais” selon les commentaires du skipper slovène Vasilij Zbogar.

Nouveaux barreurs, nouvelle donne chez les Français

Yann Guichard barrait Energy Team à la place de Loïck Peyron, parti courir le Fastnet à la barre du maxi trimaran Banque Populaire V. A bord d’Aleph, Bertrand Pacé remplaçait, quant à lui, Alain Gautier, afin de tester une nouvelle configuration d’équipage.

Ces bateaux très nerveux sont menés par cinq marins seulement et les circuits de décisions doivent répondre dans la seconde. Bertrand cumulait donc les rôles de barreur et tacticien aujourd’hui et la formule a porté ses fruits pour Aleph qui réalise une jolie manche, avec une 6e place à la clef.

“Là, sur une régate plus longue, nous avons tenu le coup en vitesse Vitesse #speedsailing , en tactique et en manœuvres” résume Bertrand qui avoue que « cela fait vraiment plaisir après la frustration de notre succession de mauvaises manches.”

Avec une poignée d’heures d’entraînement seulement en AC45 AC45 #AC45 , l’enjeu était de taille pour Yann Guichard qui devait assimiler un nouveau bateau, un nouvel équipage et un nouveau jeu Jeu #jeu (départ travers au vent). Le miracle n’a pas eu lieu et Energy Team termine huitième.

Réactions du jour

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team News (NZL)

« C’est vraiment fantastique pour nous. La régate fut très difficile de bout en bout. La brise ne s’est jamais vraiment établie et il y avait de grands trous de vent sur le plan d’eau. Il fallait être toujours au bon endroit au bon moment. »

Le bilan de la semaine : « Nous étions très frustrés après la journée d’hier, nous avions commis beaucoup d’erreurs mais nous avons su rebondir. Nous sommes satisfaits de ce que nous avons fait à Cascais. Il nous reste encore deux ans et beaucoup de travail nous attend. »

Terry Hutchinson, skipper/barreur, Artemis Racing (SUE)

« Nous avons été consistants, gagnant du terrain à chaque bord. L’équipage a fait un job incroyable aujourd’hui et c’est aussi bien d’avoir des bords qui durent plus longtemps et permettent de mieux utiliser la vitesse Vitesse #speedsailing du bateau. C’est sûrement notre meilleure manche de tout le championnat. »

Bertrand Pacé, skipper/barreur aujourd’hui, Aleph (FRA)

« Cela fait vraiment plaisir après la frustration de notre succession de mauvaises manches. Là, sur une régate plus longue, nous avons tenu le coup en vitesse, en tactique et en manœuvre. Nous avons taillé un peu gennaker la nuit dernière, cela a un peu amélioré les choses mais il va falloir encore travailler. J’avais la trouille en début d’après-midi quand il y avait 25 nœuds. J’ai dit aux gars « quoi qu’il arrive, on y va à fond et on ne se pause pas trop de questions ». Mais le vent a vraiment molli, il fallait jouer les bascules, la droite était bonne mais pas jusqu’au bout, c’était une belle régate. Je suis bluffé par le bateau. Tu peux changer ta manière de régater selon l’adversaire que tu as à tes côtés, tu peux faire du cap, abattre, accélérer, il répond dans l’instant, c’est vraiment un bateau fabuleux. Il est sûr que nous serons à Plymouth. Nous sommes sur la bonne voie, ce n’est pas facile mais nous avançons. »

Larry Ellison, CEO, ORACLE Racing (USA)

« Ces bateaux sont les plus excitants à bord desquels j’ai jamais régaté. Ils sont vraiment très rapides, vous prenez une risée, une bascule et vous pouvez passer. Ce n’est pas seulement : gagner le départ et gagner la course. Félicitations à Dean Barker et Terry Hutchinson, premier et second devant nous aujourd’hui. Cascais a été un site superbe pour ces régates, nous regardons maintenant vers Plymouth et nous espérons aussi d’autres lieux comme Auckland, San Francisco. C’est un circuit international avec les meilleurs marins à bord des bateaux les plus rapides. Nous souhaitons montrer les AC45 et cette technologie dans le monde entier. »

Vasilij Zbogar, skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP)

« Superbe journée pour notre équipe. Nous sommes les derniers arrivés ici mais nous avons progressé tous les jours, 9e, 8e,7e, 6e et maintenant 5e…Aujourd’hui l’esprit d’équipe à bord s’est renforcé comme jamais. Nous nous sommes battus jusqu’au bout et notre équipe a le potentiel pour gagner. »

Yann Guichard, barreur, Energy Team (FRA) :

« C’était difficile pour moi, tout était nouveau, le format, le bateau, le départ au reaching. Cela faisait beaucoup d’informations à intégrer en peu de temps. J’ai eu du mal à sortir la tête du bateau, à regarder notre positionnement et celui des concurrents. On se fait un peu décrocher dès le départ. On se fait couvrir par le paquet et les quatre premiers s’envolent. Ce qui a été dur pour moi c’est de gérer la box, car on est souvent tenté d’aller plus loin chercher la risée, mais tu es obligé de virer. »



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