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SoloOcéane

La course de Griboval confirmée pour 2009

L’organisateur construira et commercialisera un plan Finot-Conq monotype

vendredi 16 juin 2006Redaction SSS [Source RP]

C’est au siège de la Fédération Française de Voile qu’Yvan Griboval, directeur général de la société SailingOne, par ailleurs concepteur et organisateur du Trophée Clairefontaine des Champions de Voile, a officiellement* lancé la Solo-Océane, la première compétition autour du monde en solitaire à armes égales. Marins et annonceurs navigueront en effet sur des monocoques Monotypes Océaniques de 16 mètres aux budgets maîtrisés, sur le parcours France - Nouvelle-Zélande - France dès le 25 octobre 2009, puis tous les deux ans par la suite.

La Solo-Océane est conçue, organisée, médiatisée et développée par la société SailingOne, qui a créé à cet effet le Monotype Monotype #sportboats Océanique (marque déposée), conçu par le Groupe Finot-Conq avec les conseils de Michel Desjoyeaux, skipper de Géant. SailingOne le produira, le commercialisera et en contrôlera la stricte monotypie et l’évolution. Ce contrôle total sera favorable aux entreprises, à une période où l’inflation est actuellement galopante dans les classes des prototypes des courses en solitaire sur monocoque.

La Solo-Océane, lancée sous la présidence de Jean-Pierre Champion, Président de la FFVoile, aux côtés de Michel Desjoyeaux et de l’architecte Jean-Marie Finot, est la première course en solitaire autour du monde qui garantit à des skippers internationaux de courir à égalité de chances sur les Monotypes Océaniques, des monocoques high-tech de seize mètres tous strictement identiques les uns aux autres : coque, équipements et voiles. C’est aussi la première course en solitaire autour du monde qui garantit des coûts d’engagement et de fonctionnement maîtrisés de A à Z et qui permet aussi bien à de petites entreprises qu’à de grandes sociétés de s’engager autour du monde à égalité de chances avec des budgets raisonnables.

La Solo-Océane est la première course océanique qui garantit contractuellement une exposition Exposition #Exposition média minimum identique à tous les teams engagés - en supplément de la couverture rédactionnelle de l’actualité sportive.

La Solo-Océane est la première compétition en solitaire autour du monde programmée tous les deux ans, avec une course tous les ans : l’étape France - Nouvelle-Zélande au dernier trimestre d’une année, puis l’étape Nouvelle-Zélande - France au premier trimestre de l’année suivante. Et ainsi de suite.

La première Solo-Océane quittera la France dimanche 25 octobre 2009 [1]. Cinq départements sont susceptibles d’accueillir le site de départ/arrivée, ainsi que le chantier de construction et de maintenance du Monotype Monotype #sportboats Océanique. Cet engagement étant pris contractuellement par l’organisateur de la Solo-Océane au profit des collectivités qui s’engageront dans cet événement biennal. La décision sera officialisée à l’automne 2006, a priori le 25 octobre, soit juste trois ans avant le départ de la première édition. En Nouvelle-Zélande, Wellington, la capitale, et Auckland "City Of Sails" ont déclaré toutes deux leur grand intérêt pour l’événement et attendent le choix de l’organisateur - qui interviendra lui aussi avant la fin de l’année.

Dans la Filière de la Course Océanique en Solitaire dans laquelle la Solo-Océane et son Monotype Océanique s’inscrivent, il en coûtera environ 500 000 euros hors taxes par saison pour un annonceur, exposition Exposition #Exposition média garantie comprise. Ce coût maîtrisé représente environ deux fois et demie le budget de fonctionnement d’un Figaro Bénéteau hors médiatisation. Le budget annuel nécessaire pour s’engager dans la Solo-Océane, avec une demi course autour du monde d’une cinquantaine de jours par an, sera compris entre 20 et 40 % de celui d’une saison de prototype IMOCA Imoca #IMOCA 60 du Vendée Globe. Une offre séduisante destinée à attirer à la voile des entreprises et des collectivités qui étaient effrayées jusque-là par l’inflation des budgets des prototypes.

Le Monotype Océanique (marque déposée) : un bolide de 16 mètres en carbone signé Finot-Conq pour aller planer dans les mers du sud !


Jean-Pierre Champion, Président de la FFVoile et membre du conseil d’administration de l’International Sailing Federation (ISAF), qu’est-ce qui vous séduit dans la Solo-Océane ?
- "Cette nouvelle course est fondée sur le vrai principe de la monotypie. C’est la plus simple manière de s’exprimer en compétition. Le premier à couper la ligne d’arrivée a gagné et, comme tout le monde a le même matériel, on sait que c’est le meilleur. C’est la notion essentielle du Sport, toutes disciplines confondues.
- Dans la conception de la Solo-Océane, la volonté de maîtriser de façon draconienne les budgets de fonctionnement est une notion qui nous est chère. Grâce à cette maîtrise des budgets, plus d’entreprises pourront s’engager auprès des coureurs et ceux-ci pourront donc s’exprimer plus facilement et en plus grand nombre. C’est en effet le v¦u de tout président de fédération que de faciliter l’accès de son sport au plus grands nombre de talents.
- La monotypie est également une solution satisfaisante sur le plan technologique, car on voit dans certaines classes que cet aspect prend parfois trop le pas sur le facteur humain. Cela ne nous semble pas bon pour l’avenir. Dans la Solo-Océane, le facteur humain sera déterminant et c’est judicieux."

Michel Desjoyeaux, skipper de Géant, qu’est-ce qui vous a séduit dans le monotype océanique destiné à la Solo-Océane, au point de vous y impliquer malgré toutes vos activités actuelles ?
- "D’abord, ce bateau et sa course principale, la Solo-Océane, viennent en complément des catégories et compétitions existantes en remplissant le vide entre les monotypes du Figaro et les prototypes du Vendée Globe. C’est une bonne idée.
- Ensuite, nous concevons un vrai monotype, nous avons le temps de réflexion nécessaire pour aborder le projet de façon globale et pour mettre ce bateau au point. C’est une démarche satisfaisante et c’est ce qui me motive pour travailler à la réussite du projet, dans la durée."

Michel Desjoyeaux, cette nouvelle classe, cette nouvelle course ont-elles leur place dans le paysage océanique actuel ?
- "Il est important que les possibilités d’expression offertes aux marins comprennent des monotypes et des prototypes. On a besoin des deux : les prototypes font évoluer la technique et la technologie, les monotypes font évoluer les marins. Prototypes et monotypes sont complémentaires au sein d’une filière sportive cohérente.
- Justement, dans la filière océanique en solitaire sur monocoque, on a la Transat 6,50, classe par essence prototype ; on a les monotypes de la Solitaire Afflelou Le Figaro, on va avoir les monotypes océaniques de la Solo-Océane et l’on a, tout en haut du tableau, les prototypes IMOCA Imoca #IMOCA du Vendée Globe. L’équilibre est bon, à condition, je le répète, que nous allions plus loin en matière de monotypie que ce qui existe aujourd’hui en Melges 24, Mumm 30 ou Figaro Bénéteau, par exemple. Même s’il y aura obligatoirement moins de monotypes océaniques de 16 mètres produits que d’unités de 25 pieds (Melges 24), on peut standardiser tout l’équipement, voiles comprises, pour obtenir une véritable monotypie. C’est le choix fait ici."

Jean-Marie Finot, architecte et Président du Groupe Finot-Conq, qu’est-ce qui vous a séduit dans le Monotype Océanique destiné à la Solo-Océane au point de le concevoir ?
- "En premier lieu, c’est un bateau pour aller en mer, qui doit être rapide, libre de tout règlement et de toute contraintes autres que celles qu’on s’est fixées pour rester dans des normes de sécurité. Par exemple, ce voilier est plus stable que ce que préconise l’IMOCA et l’on utilise un grand tangon (quatre mètres) pour porter les voiles d’avant loin de l’étrave afin d’éviter l’enfournement.
- On utilise les meilleures techniques éprouvées à ce jour pour la construction (carbone pré-preg) pour aller le plus vite possible dans les meilleures conditions de sécuritéŠ et l’on va bien s’amuser avec ! Car les architectes naviguent par substitution à la place du coureur et nous essayons de faire le meilleur bateau qui soit pour ce programme de course en solitaire autour du monde. L’objectif, c’est vraiment que les marins s’amusent sur ce parcours avec des normes de sécurité élevées."

Jean-Marie Finot, quelles sont les qualités majeures du Monotype Océanique de la Solo-Océane ?
- "Planer, toujours planer, mais autour du monde ! C’est à cela que pourrait se résumer la philosophie de ce monotype océanique. D’ailleurs, à l’origine du cahier des charges d’Yvan Griboval, le ton était donné : "Fais-moi un Open 7,50 de 52 pieds pour aller naviguer dans le Grand Sud", m’avait-il demandé.
- Ce monotype océanique répond à trois critères. C’est un bateau raide, avec beaucoup de toile et facile à contrôler. Un premier tour du monde à blanc sera effectué dans les conditions de la course, pour ajuster au mieux, si nécessaire, cet équilibre entre les facteurs.
- Or, nous avons près d’un an d’essais en situation avec près de 40 000 milles dans toutes les conditions de mer et de vent. Jamais nous n’avons bénéficié d’un tel programme de mise au point pour un bateau de série."

Yvan Griboval, concepteur et organisateur de la Solo-Océane, avez-vous un souhait particulier à émettre en ce jour d’officialisation du concept de la Solo-Océane ?
- "Je considèrerai avoir atteint mes objectifs si trois conditions sont remplies. Dans l’ordre, je souhaite, d’une part, accueillir dès la première édition de la Solo-Océane un grand nombre de solitaires étrangers. Cinquante pour cent d’une flotte de dix à quinze monotypes me comblerait. D’autre part, je souhaite accueillir beaucoup de sociétés ou de collectivités, partenaires de teams ou de l’organisation Organisation #organisation , qui n’ont encore jamais investi dans la voile. Enfin, je souhaite accueillir des solitaires qui réussissent, grâce à nous, à grimper une marche dans la Filière des Courses Océaniques en Solitaire tout en conservant le partenaire qui leur a fait confiance au début de leur carrière. Nous aurons alors gagné notre pari. Nous disposons encore d’une quarantaine de mois pour bâtir cela."


Voir en ligne : Info Presse Clémentine Chaignaud / www.sailingone.com


* NDLR : L’information diffusée sous le secret par Yvan Griboval avait été diffusée par SeaSailSurf.com il y a quelques semaines. Lors du précédent "communiqué" classé confidentiel, tout diffuseur de l’information était clairement menacé de poursuites par l’organisateur du Trophée des Champions (!). Il reste que l’idée de cette course est intéressante, surtout pour des petits budgets. SeaSailSurf.com suivra donc avec attention l’évolution du projet. Avec beaucoup d’attention. CG.

[1Départ en 2009 : Le projet initial prévoyait un départ en 2007 c’est à dire en même temps que la course organisée pour les Class 40 et les 50’ par Josh Hall ainsi que la Barcelona Race d’Offshore Challenges pour les 60 pieds menés en double (NDLR).



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