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#GGR2018

Jean-Luc Van Den Heede : "En naviguant à l’ancienne, on a beaucoup de choses à faire"

mardi 29 janvier 2019Redaction SSS [Source RP]

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« Je suis content d’en avoir fini… » Pas une once de regret dans les mots de Jean-Luc Van Den Heede sur le fait de quitter son bateau et retrouver le plancher des vaches. Car ce Golden Globe Race a été un long voyage en solitude. Pour son sixième tour du monde, le navigateur sablais a démontré que la course au large en solitaire est aussi une affaire de mental.

A 73 ans, Jean-Luc Van Den Heede a le sens du panache. C’est sous spi qu’il s’est présenté sur la ligne d’arrivée où l’attendaient ses proches, de même que l’équipe d’organisation, le Maire des Sables et Président de l’Agglomération Yannick Moreau, ainsi que Sir Robin Knox-Johnston le vainqueur du premier Globe Challenge, 50 ans plus tôt.

De son tour du monde, VDH gardera un sentiment double :

« Je n’ai jamais eu de sentiment d’ennui. En naviguant à l’ancienne, on a beaucoup de choses à faire, des journées très chargées. Il faut s’occuper de la navigation, de la météo, tout en sachant que l’on subit les éléments. Nos bateaux n’ont pas la vitesse suffisante pour aller contourner les dépressions les plus dangereuses, il faut être patient, bien vérifier constamment le matériel. En revanche, le déroulement de cette course s’est révélé vraiment étrange : nous étions six concurrents sur des Rustler 36 et j’avais donc imaginé une véritable régate monotype à venir. Au final, ça ne s’est pas vraiment passé comme je l’imaginais. Avec Mark et Philippe (Péché), on s’est bien battu jusqu’à entrer dans l’Atlantique Sud. Mark a choisi une option radicale qui l’a éloigné de la route… Ensuite Philippe a été contraint à l’abandon. Ce qui fait que j’ai traversé l’Indien puis le Pacifique totalement seul. »

Il y eut ensuite la remontée de l’Atlantique sur un bateau au gréement fragilisé par un chavirage en plein Pacifique. Une épreuve plus mentale que physique :

« Je savais que je n’avais pas le droit de trop tirer sur le bateau sous peine de démâtage. »

Malgré ce handicap et un dernier coup de vent dans le golfe de Gascogne, le marin est paru étonnamment frais et dispo à l’heure d’aborder le ponton du Vendée Globe.

Un accueil d’exception

Pour sa quatrième remontée du chenal des Sables d’Olonne, VDH a retrouvé la foule des grands jours, preuve de l’attachement des Sablais à l’exploit sportif, mais aussi à la personnalité d’un marin hors norme. Malgré la pluie et le mauvais temps, ils étaient plusieurs milliers à se presser sur les quais pour accompagner le marin jusqu’à son ponton à Port Olona. Il a pu retrouver sur les quais Sir Robin Knox-Johnston qui dès son arrivée est monté à bord pour une longue accolade qui valait mieux que de longs discours.

C’est enfin lors de la conférence de presse que Jean-Luc Van Den Heede a pu apprendre de la bouche de Yannick Moreau, Maire des Sables d’Olonne et Président de l’Agglomération, que d’ici quelques jours, il allait être nommé citoyen d’honneur de la Ville. Une belle reconnaissance pour celui qui a fait du port vendéen sa patrie d’adoption depuis plus de vingt ans.

Place maintenant au repos pour le navigateur qui va pouvoir retrouver un peu d’intimité auprès de ses proches. D’ici quarante-huit heures, le port des Sables d’Olonne se mobilisera de nouveau pour accueillir Marck Slats, le dauphin de Jean-Luc. Nul doute, que de nouveau la fête sera belle…

- Info presse Oconnection / www.goldengloberace.com



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